mardi 30 octobre 2012

Civisme 101

Le sens du civisme.  Je sais, c'est plate entendre parler de ça.  En fait, personne ne veut en entendre parler sauf si quelqu'un manque de civisme à son égard.  Je vous raconte une petite anecdote.  Ce matin, je suis dans l'autobus.  Assis confortablement sur le banc directement derrière le chauffeur.  Juste en face du siège où il est écrit que le dit siège est réservé aux personnes à mobilité réduite.  Accompagnant cet écriteau, un pictogramme représentant une femme enceinte, une personne âgée avec une canne et une personne visiblement blessée à une jambe.  À moins de ne pas être très brillant, l'écriteau me semble assez clair. 

Sur ce siège, donc, est assise une femme d'une cinquantaine d'années, visiblement en bonne santé et n'ayant apparemment aucun problème de vision.  L'autobus est plein car le précédent, celui où j'étais dedans, est tombé en panne.  Et tous ceux qui étaient dans le même véhicule que moi ont dû prendre le bus suivant.  La dame en question a donc dû, elle aussi changer de bus et par le fait même, elle en semble vraiment irritée.  Quelques arrêts plus loin, une jeune femme monte dans l'autobus. Elle est sans aucun doute enceinte.  Elle se place debout devant madame Irritée dans le but de pouvoir s'asseoir puisqu'elle correspond exactement à un des pictogrammes décrits ci-haut.  Mais voilà que subitement, madame Irritée devient non-voyante et ne remarque pas, ou fait semblant de ne pas remarquer que la jeune femme est enceinte.  Moi qui suis très attentionné aux autres, je ne fais ni une ni deux et j'offre ma place à la jeune femme enceinte.  Je constate qu'aussi subitement qu'elle l'avait perdu, madame Irritée retrouve la vue.

Le trajet se continue ainsi jusqu'au centre-ville.  C'est long.  Je suis debout et il fait chaud.  Je suis donc content de moi d'avoir cédé ma place.  Arrivé à un arrêt, une dame relativement âgée monte dans le bus.  Pour y arriver elle doit se servir d'une canne car visiblement, quelque chose ne va pas avec sa jambe gauche.  Ayant de la difficulté à se tenir debout, elle se place donc devant madame Irritée qui une fois de plus a perdu la vue.  L'envie me prend soudainement de lui dire ma façon de penser.  Mais je me retiens. Après tout, je sais vivre.  Mais je me rends compte que je dois être quelqu'un de rare car personne ne se lève pour lui céder sa place.  Personne sauf, à mon grand étonnement, la femme enceinte elle-même !!!!!!

Madame Irritée, j'espère que vous lirez ce billet et que vous vous reconnaîtrez.  J'espère que vous n'êtes pas trop fière de ce que vous avez fait ce matin.  Car à 2 reprises, vous avez manqué votre coup de rendre ce monde un peu plus humain.

mardi 2 octobre 2012

La vie reprend son cours

Et voilà, depuis presqu'un mois maintenant je suis retourné au travail.  J'ai retrouvé ma vie d'avant ma dépression.  Ma vie faite de courses contre la montre, d'une routine quelque peu ennuyante et du trafic plus qu'il n'en faut à Montréal.  C'est ma 5ème semaine de travail et je dois déjà travailler 4 jours par semaine.  Lorsqu'on est 10 mois à l'écart de l'action, 6 petites semaines avant de se retrouver à temps plein c'est court……très court.  Je n'ai pas repris ma routine encore.  Loin de là.  Je ne sais pas non plus quand est-ce que je vais me sentir de nouveau à l'aise dans cette routine. 

Certes, la première semaine de travail fut très intéressante, voire stimulante.  Revoir mes collègues de travail préférés fut très vivifiant.  Après on doit reprendre notre routine.  Métro, boulot, dodo.  Dans mon cas c'est autobus, boulot, dodo.  Mais c'est du pareil au même.  De la routine.  Juste de la routine.  Avoir son quotidien programmé d'avance.  Savoir d'avance ce qu'on va faire et le faire car on est obligé.  Sans qu'on en ait nécessairement le goût.  Mais ne vous trompez pas, en revenant au bureau, j'ai été affecté à un projet très intéressant, très stimulant.  Ce n'est pas contre ce que j'ai à faire que j'en ai.  C'est contre la routine qui vient avec le travail.  C'est sûr cette routine est le lot quotidien de milliers de gens pour qui travailler sert à pouvoir obtenir l'argent dont ils ont besoin pour faire des choses intéressantes.  Pour s'échapper de cette routine.  Pour moi, maintenant ce n'est plus assez et bien que dernièrement ma vie personnelle ait pris un tournant très intéressant, et malgré le fait qu'au travail je suis associé à un projet très intéressant, j'ai besoin d'autre chose.  Il me manque quelque chose.

Étouffé par la routine et la course contre la montre, je n'ai plus le temps de rêver.  En dépression, j'avais le temps en masse de penser à ce que je pourrais faire pour rendre cette vie moins routinière, plus intéressante.  Maintenant que je suis pris dans la course effrénée qui vient de pair avec la routine, tous ces plans ont pris le bord.  Comment devrais-je faire pour retrouver ces rêves.  Comment pourrais-je faire pour donner suite à ces rêves et éventuellement les mettre en place.  Je n'arrive plus à y penser.  Je n'arrive plus à rêver.  La routine me pèse de plus en plus.   Mais je n'ai pas le choix.  Je dois travailler.  Comme tout le monde, j'ai des comptes à payer.  Voilà qui me ramène à ma réalité.  J'ai envie de dormir car je suis fatigué.  J'ai envie de liberté.  J'ai besoin de me sentir utile.  J'ai besoin de m'affairer à quelque chose qui fait que j'apporte une différence dans ce monde.  Je ne veux plus "routiner".  Quelqu'un a des idées ???

À suivre....

mercredi 29 août 2012

Le retour

Non, ce n'est pas une reprise du téléroman du même nom qui a tenu l'antenne voilà plus de 10 ans.  Il s'agit du mien.  De mon retour.  En fait, après une absence de presque 10 mois, je suis de retour dans ma propre vie.  Ça me fait du bien croyez-moi.  Un immense bien.  Après de nombreuses fois où j'ai douté que je serais de retour.  Après être descendu au fond du baril.  Mon retour est vraiment comme un vent de fraîcheur, une bonne brise après une journée de canicule.

Pourtant, cela ne veut pas dire que je suis devenu sûr de moi-même.  L'imminence de mon retour au travail m'amène son lot d'angoisse.  Retourner dans le même environnement que celui qui m'a vu couler n'est pas sans m'inquiéter.  Vais-je rechuter ??  Je ne sais pas, j'espère que non.  Car faut bien le dire, même si je suis prêt à un retour, il reste que je ne suis encore qu'à 75% de moi-même.  75% de celui que j'ai déjà été.  Et ce fameux 75% est attribuable en partie à la médication que je dois prendre.  Ce qui me rassure, c'est que je retourne dans cet environnement avec une autre vision des choses.  Pendant ces mois, j'ai appris à me respecter, j'ai appris à m'écouter, j'ai appris à me faire confiance.  Je ne suis plus tout à fait le même et c'est tout à mon avantage.  J'entrevois donc ce retour dans cet environnement d'un très bon oeil malgré mes  peurs et mes craintes.

Et puis, j'ai hâte de retourner.  Revoir mes collègues de travail.  Pendant cette pause, j'ai un peu vécu en marge de la société.  Et cette société, j'ai hâte de la réintégrer.  D'en faire partie.  Ma vie repart de plus belle, avec plus d'expérience et un plus grand bagage.  Je repars en neuf....Bonsoir il est reparti !!!!!

À suivre.....

samedi 21 juillet 2012

La reconstruction

Construire, démolir, reconstruire.  Débuter, me tromper, effacer, recommencer.  À gauche, non à droite non finalement ce sera à gauche.  Voilà, je suis dans la période de reconstruction.  J'ai peur et ça va de soi.  Peur de me tromper.  Peur de m'égarer à nouveau.  Peur de revenir à la case de départ.  La tempête est passée maintenant, enfin je l'espère, et on ramasse les dégâts.  On reconstruit sur des ruines avec les débris ramassés ça et la que l'on peut récupérer et on prend du neuf lorsque les débris sont irrécupérables.  Parfois la pièce neuve est identique à celle qui est brisée.  Parfois, elle est complètement différente, améliorée.  Avec tous les morceaux, je crée du nouveau.

Tout ceci représente un travail colossal alors je dois prioriser.  Je ne peux pas tout refaire en même temps.  On y va avec ce qui presse le plus.  Le reste pourra attendre mais il aura son tour.  Je me rebâtis, je me refais une vie.  C'est un long processus.  Ça prend du temps et de la patience.  Je fais des erreurs, je les corrige.  Mais je suis persuadé que je vais y arriver car maintenant j'ai confiance en moi.  Une confiance difficile à développer mais je crois que j'y suis arrivé.  Mon avenir sera différent.  Et je l'espère meilleur.  J'y travaille beaucoup en tout cas.  Sans relâche.

Parfois, je me permets de me reposer.  Je regarde le travail que j'ai accompli.  Et je suis fier.  Fier du chemin que j'ai parcouru jusqu'à présent.  Tout n'est pas parfait il va sans dire.  Mais tout est à mon goût.  Tout est comme JE veux que ce soit.  Je m'écoute beaucoup maintenant, je définis mes besoins et je trouve que ce que j'ai à dire à beaucoup de sens.  Certaines personnes ne seront pas d'accord, mais c'est ma vie.

Voilà, je suis entré de plein pied dans cette phase.  Elle est en cours !!!!  Sûrement je ferai encore des erreurs.  Mais au moins j'avance. J'avance, guidé par la lueur que je vois au bout du tunnel.  Et si je regarde en arrière maintenant, c'est pour mieux aller de l'avant.

À suivre

mardi 19 juin 2012

Relais pour la vie, relais pour la sympathie

Tiens, une bonne cause me suis-je dit.  Une belle façon de joindre l'utile à l'agréable.  On fait de l'exercice tout en ramassant de l'argent pour la recherche sur le cancer.  On sait jamais, cet argent pourrait permettre de découvrir enfin la façon sûre de guérir cette maladie.  Je n'ai jamais fréquenté des gens atteints de cette maladie.  Je sais qu'ils existent.  Je sais qu'ils sont plusieurs.  Mais je crois que je n'ai jamais eu le courage de les rencontrer, de jaser avec eux.  Pour moi, ces gens représentent ce que je ne veux pas vivre moi-même.  Je ne veux pas être atteint de cette maladie ni qu'un proche en soit atteint non plus.  Alors dans ce cas, pourquoi je ne jouerais pas à l'autruche et faire semblant que cette maladie ne touche que les autres...pas moi, pas mes proches.

En participant au relais pour la vie, je savais bien que les risques étaient grands de côtoyer ou même de placoter avec des gens atteints de cette maladie.  Mais je m'étais dit, au pire je n'ai qu'à me tenir loin d'eux.  Je pourrai donc continuer de jouer à l'autruche.

La journée a donc bien commencé.  J'ai fait un peu de bénévolat.  Plier des chandails et les mettre dans des sacs en compagnie de d'autres trucs.  Facile.  Pas de personnes atteintes du cancer en vue.  Tout va pour le mieux.  Puis, dans le but évident d'être en mesure de passer la nuit debout à marcher et dans l'état flagrant de manque d'énergie que je suis présentement, je décide de retourner chez moi pour dormir.

Ma sieste terminée, je retourne sur le site en ayant très hâte que la marche débute.  Plusieurs étapes débutent cette marche.  Le blabla protocolaire habituel, l'hommage à des personnes disparues (que je ne connais pas bien sûr) et échauffements avant de débuter la marche.  On envoie quelques colombes dans les airs et après la marche des survivants débute.  C'est à cet instant que pour moi tout bascule.  Ces gens sont des êtres humains comme moi.  Certains combattent la maladie.  D'autres ont combattu et s'en sont sortis.  Je les vois défiler devant moi, le cœur gros de tout cet amour qu'ils reçoivent le long du parcours.  Les larmes aux yeux, ils marchent accompagnés de leur aidant.  Cette personne qui les aide à passer au travers qui se trouvent parfois à être un ami, un conjoint, une conjointe, un frère, une sœur ou un proche parent.  Je m'en voudrais de passer sous silence le rôle des aidants.  Ces personnes, trop souvent oubliées, qui se donnent corps et âmes pour des gens qui souffrent d'une quelconque maladie et je ne parle pas nécessairement juste du cancer. Ces personnes sont souvent sans ressources n'ont d'aide de personne et méritent toute notre admiration.

Pour certains survivants, la marche est difficile car ils sont à bout de souffle de leur combat.  Parce que c'est trop difficile.  Mais ils sont là et en vie et pour eux c'est tout ce qui compte.  Je sens soudainement en moi un tsunami d'émotions m'envahir.  Les larmes me montent aux yeux.  Je suis là et je ressens enfin une grande sympathie pour ces gens.  Qui ne méritent sûrement pas l'isolement dans lequel je les ai toujours placé.  Moi et d'autres personnes j'en suis sûr.  Au contraire, ces gens qui sont comme vous et moi, m'apparaissent plus comme des héros.  Qui méritent toute notre sympathie, notre amour et nos encouragements.  Comme les autres, je les applaudis au passage. Non pas parce qu'ils sont des vedettes mais bien pour les encourager et leur démontrer que je suis de tout cœur avec eux.  Soudainement, je réalise que je suis là pour d'autres raisons que de faire de l'exercice et ramasser de l'argent.  Je suis là bien plus pour les supporter, les aimer et les encourager à continuer le combat.

Puis la marche débute, cette marche qui dans mon cas, me fera puiser dans mes moindres ressources. Durant la marche, on allume alors les luminaires.  Ces luminaires sont dédiées à des personnes qui combattent le cancer et à d'autres qui ont perdu leurs combats.  J'allume un luminaire à la mémoire de Jean-Claude, une personne que je connais à travers quelqu'un qui m'est très cher, une personne qui a perdu son combat et qui soudainement, m'apparait plus proche.  Ces luminaires éclairent notre marche qui durera ainsi jusqu'à l'aube.

Cette expérience m'a transformé et qui sait, peut-être un jour je serai atteint de cette maladie ou un de mes proches en sera atteint.  Dans cette éventualité, je serai donc prêt à faire ce qui doit être fait.  Car maintenant je sais.  D'ici là, je continuerai à participer au relais pour la vie dans la mesure ou ce sera possible pour moi de le faire.  Non pas juste pour amasser de l'argent et faire de l'exercice mais aussi pour que les gens atteints de cette maladie sentent que nous sommes là pour eux.

vendredi 18 mai 2012

Le temps

Notion importante s'il en est une, le temps. Et en dépression, elle prend vraiment tout sons sens.  On dit que le temps arrange les choses à ce qui paraît.  Je le sais, pas une semaine ne se passe sans que j'entende ce cliché sorti de la bouche de quelqu'un. Un ami, un parent, un proche, une connaissance, tous ont cette phrase à la bouche. Il y en a qui me le disent par expérience, d'autres me le disent parce qu'ils ne savent pas quoi me dire d'autre. Mais ils ont tous raison.  Pourtant, lorsqu'on est en dépression, c'est la pire des phrases à entendre. Honnêtement, je déteste cette phrase maintenant et je jure que je ne la dirai plus jamais à personne.  Malgré cela,
je sais qu'il ont raison.  Je sais que dans mon cas, le temps finira par tout arranger.  Mais voilà....JE SUIS TANNÉ.  Je suis tanné d'attendre.  D'attendre que le temps fasse son oeuvre.  Moi je veux être mieux.  Je veux me sentir bien.  Je veux recommencer mes activités.  Je veux avoir une vie normale.   Mais je veux ça tout de suite !!!  Pas dans 2 mois, 6 mois, 1 an.....non tout de suite.  Et ça presse car l'impatience commence à me gagner.

C'est là qu'intervient une autre notion très importante en dépression.  La patience.  Et si le temps arrange les choses, la patience nous aide à passer au travers le temps que le temps fasse ce qu'il a à faire.  Mais de la patience, il faut en avoir.  Ça ne s'achète pas dans tous les bons magasins.  Ni dans une info-pub.  "Procurez-vous un sac de patience pour 3 paiements faciles de 19,95$.  Et si vous appelez tout de suite on vous en donne un deuxième gratuitement.  Vous ne payez que les frais de port et de manutention".
Ce serait beaucoup trop simple.  Mais non ça ne s'achète pas.  Alors en plus d'en vouloir au temps de ne pas être assez vite on en veut à je sais pas trop qui de ne pas nous avoir donné assez de patience.  Mais voilà, la vie est bien faite car curieusement, je vois que la patience se développe.  Et que grâce à cette patience nouvellement acquise, on apprend par la suite à reconnaître le moindre de nos progrès, le plus petit soit-il.

Présentement, je suis dans une pente ascendante.  J'ai encore des hauts et des bas.  Mais au total, mon moral s'améliore.  Mon énergie par contre ainsi que ma concentration eux ne s’améliorent pas du tout.  J'ai déjà oublié par quoi commençait ce billet.  Mais la patience, quand on apprend à s'en servir, me fait voir que mon cas n'est pas exceptionnel car le temps commence à faire son oeuvre.

Je veux en profiter pour remercier toutes les personnes dans mon entourage qui m'écrivent des commentaires, m'envoient des mots d'encouragement, me supportent et lisent mon blogue.  Vous me faites beaucoup de bien. Et j'apprécie énormément toute l'énergie que vous m'envoyez.  Et en particulier mes très proches amis Nancy et Dom qui m'endurent dans tous mes moments de hauts et de bas, de découragement et de remontée et ce depuis des mois.  Nancy et Dom, je vous aime, je ne sais pas où j'en serais sans vous.

À suivre....

dimanche 22 avril 2012

Du chaos naissent les étoiles

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris qu’en toutes circonstances,
j’étais à la bonne place, au bon moment.
Et alors, j’ai pu me relaxer.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Estime de soi.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai pu percevoir que mon anxiété et ma souffrance émotionnelle
n’étaient rien d’autre qu’un signal
lorsque je vais à l’encontre de mes convictions.
Aujourd’hui je sais que cela s’appelle… l’Authenticité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
J’ai cessé de vouloir une vie différente
et j’ai commencé à voir que tout ce qui m’arrive
contribue à ma croissance personnelle.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Maturité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à percevoir l’abus
dans le fait de forcer une situation ou une personne,
dans le seul but d’obtenir ce que je veux,
sachant très bien que ni la personne ni moi-même
ne sommes prêts et que ce n’est pas le moment…
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… le Respect.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai commencé à me libérer de tout ce qui n’était pas salutaire,
personnes, situations, tout ce qui baissait mon énergie.
Au début, ma raison appelait cela de l’égoïsme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… l’Amour propre.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé d’avoir peur du temps libre
et j’ai arrêté de faire de grands plans,
j’ai abandonné les méga-projets du futur.
Aujourd’hui, je fais ce qui est correct, ce que j’aime
quand cela me plait et à mon rythme.
Aujourd’hui, je sais que cela s’appelle… la Simplicité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de chercher à avoir toujours raison,
et je me suis rendu compte de toutes les fois où je me suis trompé.
Aujourd’hui, j’ai découvert … l’Humilité.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai cessé de revivre le passé et de me préoccuper de l’avenir.
Aujourd’hui, je vis au présent, là où toute la vie se passe.
Aujourd’hui, je vis une seule journée à la fois.
Et cela s’appelle… la Plénitude.

Le jour où je me suis aimé pour de vrai,
j’ai compris que ma tête pouvait me tromper et me décevoir.
Mais si je la mets au service de mon cœur,
elle devient une alliée très précieuse !
Tout ceci, c’est… le Savoir vivre.

Nous ne devons pas avoir peur de nous confronter...
...Du chaos naissent les étoiles.

Charlie Chaplin.

samedi 14 avril 2012

Le château de cartes

Maudite maladie.  Je te hais.  Elle a toujours quelque chose qui nous surprend.  Cachée quelque part.  Et la surprise n'est pas toujours bonne.  Telle une tempête de neige au mois de mai, alors que nous avons remisé tuques et foulard,  bottes et manteaux.  Alors que je m'y attendais le moins, voilà que je replonge à nouveau.  Cela m'apprendra à vouloir être trop sûr de moi.  Y a des gens pour qui les certitudes ne sont jamais rien d'autres que des incertitudes.  Je crois que j'en fais partie. Tout comme je suis sûr que certaines des bonnes choses de la vie ne sont pas faites pour moi. Mais j'y ai cru à ces certitudes, j'y croyais tellement que je m'en étais fait un château.  Et bien, il s'agissait en fait d'un château de cartes.

Depuis quelques jours, tout allait bien pour moi.  J'avais même l'impression que je remontais la pente.  J'étais plein de projets dans ma tête.  La girouette s'était trouvé une direction et semblait vouloir ne pas en changer.  Mais parfois, il ne suffit pas de grand chose pour que tout s'écroule.  Un petit vent contraire a tout changé et le château de cartes s'est écroulé.  Un coup porté alors que j'étais vulnérable.  Alors que je m'étais ouvert aux autres, à une personne en qui j'avais confiance.  Retour à la case départ.  Tout cela à cause d'une opinion.  D'une mauvaise opinion en fait.  Tout cela à cause que des gens sont persuadés que le passé est garant de l'avenir.   Que des gens sont persuadés que l'on ne peut pas s'améliorer peu importe le cheminement qu'on fait.

La pseudo confiance en moi dont je faisais preuve depuis quelques jours s'est effacée et a fait place aux doutes.  Qui suis-je ??   Une bonne personne ??  Une mauvaise personne ??  Un poison ??  Quelqu'un qui répand le bien ?? ou le mal ??  Fini.  La confiance en moi s'est envolée.  Le château de cartes s'est effondré et je dois maintenant essayer de le rebâtir.  Mais je ne sais pas trop sur quoi.  Mais là, je suis tanné.  Je suis découragé.  Je ne sais pas comment m'y prendre ni par où commencer.  Parfois, j'ai vraiment le goût de baisser les bras et de tout abandonner....

À suivre....

lundi 26 mars 2012

La girouette

Une girouette.  Voilà ce que la dépression a fait de moi.  Quelqu'un incapable de prendre une décision. Incapable de voir ce qui est bien ou mal pour moi.  J'erre au gré des vents.  Me laissant emporter dans une direction jusqu'à ce qu'un vent contraire m'envoie dans une direction totalement opposée.  Parfois, je change rapidement d'idées.  Parfois c'est plus long.  Il n'y pas de tendance.  Tel un bateau sans gouvernail, je suis un humain sans repère.  Qui chaque jour se demande quoi faire, quoi dire, où aller.  Je ne sais pas, je ne sais plus.  Je crois que je suis perdu.

Si seulement mes hésitations et mes changements de direction n'affectaient que moi, ce serait un moindre mal.  Mais non.  D'autres personnes dans mon entourage en subissent aussi les conséquences.  Je me blesse moi-même et j'en blesse d'autres aussi par le fait même.  Des gens que j'aime et que j'apprécie au plus haut point.  Des gens qui pour la plupart ne m'ont rien fait.  Des gens qui ont eu le malheur de se retrouver sur mon chemin, sur le chemin de quelqu'un qui ne sait plus où il s'en va.  Que vais-je faire ? Où dois-je aller ?  Que dois-je choisir ?  Des questions qui restent sans réponses car lorsque je me risque à y répondre, c'est pour changer d'idées peu après.  Pour revenir en arrière sur ce que j'ai dit.  Pour ajouter à la confusion.

Aujourd'hui, nous avons toutes sortes d'appareils électroniques qui nous permettent de nous retrouver et ce peu importe où on se trouve sur le globe.  La planète terre est répertoriée, cartographiée dans tous ces moindres recoins.  C'est grand la terre !! Et pourtant, aucun coin ne nous échappe.  Des applications sur nos ordinateurs savent exactement combien de kilomètres nous aurons à nager pour traverser le Pacifique afin de se rendre de Vancouver à Tokyo. "Dans 150 mètres, tournez à gauche" me dit la dame cachée dans mon GPS.  Cette dame, ne connait rien de la ville où je vis.  Pourtant, elle sait exactement où je suis et les routes que je dois emprunter pour me rendre du point A au point B.  Et ce, peu importe où le point A et le point B se trouvent.  Moi, je suis perdu dans le dédale de mon cerveau.  Dans cette boule infiniment plus petite que la terre,  aucun GPS ne peut me donner la direction que je dois prendre.  Aucune dame cachée dans mon cerveau ne peut me dire où aller, quoi faire, quoi décider.

Regardez bien ma photo sur mon blogue.  Et si jamais votre chemin croise le mien.....fuyez pendant qu'il en est encore temps.

À suivre

mercredi 14 mars 2012

Le mirage

14 mars 2012.  J'ai touché le fond et j'y suis resté un bon moment.  C'est pas agréable d'y être mais bon, il y a quand même des choses pire que ça.  Je ne sais pas quoi mais je sais qu'il y en a.  Je me sens comme une goutte d'eau dans une rivière tourmentée.  Je me suis fait entraîné par la force des rapides que je croyais capable de surmonter.  Après ce fut la chute.  Une chute vertigineuse.  Maintenant, je me trouve au bas de la chute.  Dans ce remous qui bouge et qui demande une énergie incroyable pour s'en sortir.  Et je n'ai pas encore cette énergie.  J'attends mon tour de sortir de ce remous.  Je fais du surplace en attendant de reprendre le cours tranquille de la rivière.  Une rivière que je ne connais pas et qui m'amènera je ne sais où.

En attendant, ma vie est encore parsemée de hauts et de bas.  Mais les hauts durent de plus en plus longtemps.  Et les bas sont de plus en plus cruels.  C'est ça la dépression.  Cette maladie est très sournoise.  Elle nous laisse croire que nous sommes entrain de nous en sortir.  Mais elle attend, tapie dans l'ombre tel un fauve, de surgir et de nous assaillir juste au moment où on croyait qu'on allait s'en sortir.  Juste au moment où on pense que le soleil commence à luire enfin, on se rend compte que ce n'est qu'un mirage.  Bien sûr quand je suis au plus haut, j'en profite pour sortir et voir du monde.  De là la fausse impression que les gens ont que je vais bien.  Car au plus bas, je reste à la maison, enroulé dans ma doudou à regarder la télévision.

Et là, je ne parle pas de ma concentration.  Qui est à toute fins utiles, pratiquement inexistantes.  Toujours perdu, toujours entrain d'oublier des choses.  Toujours entrain de me demander ce que j'allais faire.  C'est vraiment déroutant.

J'ai recommencé à faire de l'insomnie.  Et oui.  Malgré la médication, mon corps manque cruellement de sommeil.  Les médicaments ne font plus l'effet.  Et quand je dors, ce n'est que pour faire des cauchemars.  Des cauchemars où se mêlent le passé, le présent et l'avenir.  Je rêve de choses présentes mais auxquels se mélangent des acteurs du passé.  Bizarre.  Je ne sais pas ce que cela veut dire.  Je ne sais pas comment les interpréter.  Mais tous ces cauchemars me font réfléchir.  Ceux qui ne croient pas qu'un petit hamster dans notre cerveau fait tourner nos pensées, et bien croyez-le, il existe.  J'essaie de l'étrangler depuis quelques semaines mais il a la couenne dure.

Pour me faire du bien, je me suis mis à faire du bénévolat.  2 jours par semaine, je donne de mon temps à un organisme qui en a besoin.  Je m'occupe des petits dans une halte-garderie et je donne de mon temps dans un comptoir alimentaire qui distribue de la nourriture aux plus démunis.  Après ces journées, généralement, je suis heureux.  Heureux de me sentir utile.  Mon hamster s'endort et j'ai la paix pour une couple d'heures.

Après plus d'une semaine avec le moral au beau fixe, voici que depuis cette semaine, il se retrouve encore à son plus bas.  Je suis découragé.  Alors que je croyais ne plus en avoir besoin, j'appelle une psy pour prendre un rendez-vous.

À suivre......