mercredi 29 mai 2013

Se rappeler pour ne pas retomber

À ne pas manquer sur Canal-Vie: l'émission Simplement vedette qui parle de dépression.  Quatre artistes québécois nous parlent de leur expérience et du combat qu'ils ont mené et qu'ils mènent encore contre cette maladie.  Moi qui suis passé par là, j'imagine le courage de ces 4 personnes d'avouer leur maladie au petit écran.  Les préjugés sont tenaces et ils sont difficiles à éradiquer.

J'ai été troublé, pour ne pas dire traumatisé par cette émission.  Je savais exactement de quoi ces personnes parlaient lorsqu'elles décrivaient leurs malaises, symptômes, mal de vivre, crises d'angoisse et autres.  Pour les avoir vécu, je sais à quel point c'est souffrant.

Je sais qu'il est très difficile aussi que notre entourage ne comprenne pas ou ne réalise pas à quel point ce que l'on vit est grave et difficile.  À quel point la détresse qui peut nous atteindre est profonde.  Certains pensent qu'on exagère, certains croient qu'on peut s'en sortir facilement, certains sont tous simplement indifférents.

Pourtant, le support de notre entourage est très important.  Je l'ai déjà dit et je le répète: c'est primordial pour la guérison.  C'est sûr, on doit aussi y mettre du sien.  Mais supporté par les autres, c'est beaucoup plus facile.

Jamais je ne serai indifférent à quelqu'un de mon entourage qui souffre de dépression majeure.  Je l'aiderai et le supporterai du mieux que je peux.  S'il s'aide lui-même bien sûr.  Car je sais.  Et le fait de savoir compte beaucoup.

Et c'est parce que je sais que je vais tout mettre en œuvre pour que cela ne m'arrive pas une 2e fois.  Voilà pourquoi ce genre d'émissions de télévision est utile pour moi.  Car il me permet de me rappeler.  Me rappeler pour ne pas retomber.

mardi 7 mai 2013

En route vers l'avenir

Il s'est écoulé plusieurs semaines depuis mon dernier billet sur ma dépression.  Pourquoi ??  Peut-être parce que je n'avais pas grand chose à en dire.  Cependant, pendant toutes ces semaines, je n'ai cessé de travailler.  De travailler sur moi.  De faire en sorte de voir et de faire les choses autrement.  D'une autre façon.  J'ai découvert que le bonheur ne nous est pas donné.  C'est à nous d'aller le chercher et ce, ou qu'il puisse se trouver.  Et une fois que nous l'avons trouvé, c'est notre devoir de l'apprécier et de faire en sorte qu'il ne nous quitte plus jamais.

Depuis quelques temps, je pose, une par une, les pièces du casse-tête de ce que sera ma vie dans les prochaines années.  Comme tout le monde j'ai des rêves.  Mais aujourd'hui je sais qu'il n'y a que moi qui puisse faire quelque chose pour que ces rêves se réalisent.  Il n'y a que moi qui puisse enligner ma vie et toutes mes énergies à la réalisation de ces rêves.  C'est de cette façon que les rêves se réalisent.  En étant à l'affut de toutes les occasions qu'il nous est donné de s'approcher un peu plus de ces rêves. Les occasions nous sont souvent présentées sur un plateau d'argent.  Seulement, parfois aveuglé par je ne sais quoi, on est pas en mesure de les saisir et parfois, pas même en mesure de les reconnaître.  Pourtant, elles sont là.  Elles sont partout.

Malheureusement, pour pouvoir les voir, j'ai dû faire une dépression.  J'ai dû descendre au plus profond de moi-même avec toute la souffrance que cela implique.  J'ai dû traverser tous ces moments pénibles ou moi-même je ne savais pas si je m'en sortirais.  Tous ces jours et toutes ces nuits à me poser les éternelles mêmes questions dans ma tête.  Tous ces jours et toutes ces nuits à tourner en rond dans la maison.  Il m'aura fallu 10 mois pour m'en sortir, non en fait pour redevenir fonctionnel.  La dépression n'est pas comme un rhume.  Un rhume, on finit par passer au travers et redevenir comme avant.  Avec la dépression, on ne redevient plus comme avant.  En fait, notre personne d'avant la dépression n'existe plus.  Je ne vois plus les choses comme avant.  Je les ressens.  Je suis plus sensible aux autres.  Plus à l'écoute des autres.  Mais je suis aussi plus à l'écoute de ma personne.  Je fais maintenant partie des gens dont je m'occupe le plus.  Terminé pour moi de faire des choses qui ne me plaisent pas.  Terminé pour moi d'accepter de faire des choses alors que je sais très bien que je n'ai pas le temps, ni l'énergie pour le faire.  Je ne suis plus au service des autres.  Je leur rends service du mieux que je peux et dans la mesure où il m'est possible de le faire (temps, argent, énergie, capacité).

J'avais des rêves jadis qui se transforment maintenant tranquillement en projets.  Des choses se concrétisent.  Tout se met en place de la façon dont je veux que ça se fasse.  Parfois, j'aimerais que tout avance plus vite.  Mais tout a un rythme et il faut le respecter.  Tout vient à point à qui sait attendre.  À qui sait attendre, reconnaître, et saisir les occasions. 

Rien n'arrive pour rien dans la vie.  Oui j'ai fait une dépression.  Ce n'est pas la pire chose qu'il puisse arriver dans une vie.  De toute façon la pire chose est une expression vraiment très relative.  J'ai fait une dépression et c'est probablement ce qu'il me fallait pour tout reconstruire.  Rafistoler sur des bases plus ou moins solides n'a pas été la solution pour moi.  Il aura fallu que je jete tout par terre et que je recommence à construire.  En me débarassant de ce qui n'était plus bon pour moi.  En gardant ce que je voulais garder.  La dépression n'a pas eu raison de moi.  Je l'ai vaincu.  Et j'en suis sorti grandi, meilleur.  Et honnêtement, maintenant, je considère qu'elle fut un cadeau pour moi, une délivrance.

Apprendre à apprécier

Selon le dictionnaire Larousse en ligne, ce mot possède quatre définitions.  La 1ère: Déterminer la valeur vénale d'un bien, d'un objet.  La 2e: Évaluer approximativement une chose mesurable.  La 3e: Juger de la valeur (intellectuelle, morale, artistique, etc.) de quelqu'un ou de quelque chose.  La 4e: Estimer quelqu'un, quelque chose, en faire cas, lui reconnaître du mérite, des qualités; aimer, goûter.

La 1ère définition, tout le monde la connait.  Sans problème.  L'argent fait tellement partie de nos vies maintenant.  Trop même.  On en a pas, c'est un problème.  On en a trop ?? Un autre problème.  La 2e, quiconque a déjà voyagé, ou estimé une distance est famillier avec cette autre définition du mot apprécier.  La 3e ne pose pas problème non plus.  Juste à voir les gens qui ont une opinion sur tout, positive ou négative me fait dire que cette notion est encore bien comprise et bien appliquée.  La 4e définition ??  Tout le monde sait aussi ce qu'elle veut dire mais bien peu de gens savent l'appliquer.

Savoir apprécier est devenu un art.  Quelque chose de précieux, de rare.  Qui sait apprécier de nos jours ??  Je ne sais pas.  Je n'en vois plus beaucoup d'exemples.  Pourtant c'est une chose si simple à faire.  Je ne me prétends pas meilleur que les autres.  Je suis peut-être un peu plus sensible que les autres. 

Rermercier le chauffeur d'autobus qui nous a ramené à la maison et qui s'est tapé le trafic pendant qu'on dormait, qu'on lisait ou qu'on écoutait de la musique.  Sourire, être gentil et remercier la personne qui nous sert notre café, peu importe l'endroit, tous les matins et qui le fait même si parfois elle n'en a pas envie.  Apprécier la serveuse qui a couru pendant toute l'heure du dîner afin que l'on soit servi rapidement.  Et la liste pourrait ainsi s'allonger: policiers, pompiers, garagistes, livreurs de journaux, éboueurs, etc.

Qu'est-ce qui fait qu'on en est venu à négliger d'apprécier ces gens là ??  Le fait que l'on paie ??  Payer pour un service ne veut pas dire que l'on doit traiter la personne qui nous rend ce service avec mépris et condescendance.  Chacun a sa place dans la société.  Et chacun y est important.  Peu importe le rôle qu'on y joue.  Car ce ne sont rien d'autre que des rôles.  Ceux pour qui leur rôle leur confère un statut social font fausse route.  Peu importe ton rôle tu n'est pas plus ni moins important que les autres.  Et demain, n'importe qui peut jouer ton rôle.

Savoir apprécier notre environnement aussi est devenu un art.  Qui donc s'émerveille encore devant la splendeur d'un coucher de soleil, la solidité d'une montagne, la fragilité d'un papillon, la curiosité d'une marmotte.  La nature est composée d'extrêmes et lorsqu'on prend le temps de l'apprécier,  on découvre toujours quelque chose de nouveau, quelque chose que nous ne savions pas.

À quelque part dans notre vie, il y a eu un moment où on savait apprécier.  Où on savait s'émerveiller devant toute chose.  Où on était reconnaissant.  Apprendre à apprécier est facile.  Perdre cet apprentissage est aussi facile sinon plus.  Cette semaine, je vous encourage à apprécier.  Apprécier ce que vous avez, apprécier les gens autour de vous, apprécier la nature et ses merveilles.  Dites merci et soyez reconnaissant.  Vous pourrez même apprécier l'effet que votre sourire aura sur les autres.  Et cela vous rendra plus heureux.

vendredi 12 avril 2013

L'envers de la médaille des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux !! Qui n'en a pas entendu parler.  Faudrait vivre en ermite de nos jours pour ne pas savoir que ça existe.  Que ce soit à la radio, dans le journaux, à la télévision, tout le monde parle des réseaux sociaux.  Comme si c'était devenu un outil essentiel à notre vie.  Comme si maintenant on ne pouvait plus s'en passer.

On y trouve des bonnes informations sur beaucoup de sujets.  On y trouve aussi des liens vers des sites hyper intéressants.  On y trouve des choses tantôt drôles, touchantes, qui nous font sourire ou nous font réfléchir.  On y trouve aussi des gens intéressants, amusants, gentils, aimables, provenant de tous les pays sur la planète et avec qui on peut avoir des conversations intéressantes et très enrichissantes.  On s'y fait des amis, des connaissances, des contacts.  On y rencontre des gens qui nous aident à grandir.  On aide aussi d'autres personnes à grandir parfois.  On s'y confie, on écoute les autres.  On console, on rigole.
Malheureusement, on y trouve aussi tout ce qui représente l'antipode de ce que j'ai énuméré dans le paragraphe précédent.  On y trouve le manque de respect, la mesquinerie, le mépris, l'escroquerie, le harcèlement, l'intimidation, les insultes.  On y trouve des gens frustrés, qui cachés derrière leur clavier, se permettent de cracher leur venin dans le plus parfait des anonymats.  Des gens qui, tout en donnant leur opinion, qu'on ne veut pas connaitre d'ailleurs, en profitent pour se venger du fait qu'ils n'aient pas de vie ou pour calmer leur jalousie.  Sans compter toutes les insultes qu'on s'y lance et toutes les phrases gentilles du genre "Fais-toi soigner" !!!

En 2011, quatre personnes, vraisemblablement de sexe masculin ont eu l'idée géniale de violer collectivement une jeune femme (Rehtaeh Parsons).  Ce geste est tout simplement dégueulasse, intolérable, stupide, gratuit et injustifiable.  Non satisfait encore, 1 de ces 4 crétins (je reste poli) a déposé quelque part sur un réseau social une photo de l'agression en question.

Toutes formes d'intimidation est intolérable et condamnable.  L'intimidation sur les réseaux sociaux est une des pires formes d'intimidation.  Elle se fait au vu et au su de milliers voir de millions de personnes.  Et ce en quelques minutes seulement.  Elle détruit des vies, anéantit des personnes.  Tout ça pour quoi ?? Pour rire ?? Par simple méchanceté ??  Je crois que là ça dépasse les normes.  Il faut combattre ce fléau, dénoncer cette intimidation.  Investir des sommes d'argent dans ce problème afin que les jeunes qui en sont victimes obtiennent un certain support et que ceux qui intimident, soient punis de juste façon.  Les dommages sont immenses chez les jeunes qui sont victimes d'intimidation.  Des jeunes font des dépressions, d'autres posent des gestes irréversibles.  On DOIT en parler.  On ne doit pas fermer les yeux là-dessus.
 
Rehtaeh Parsons est morte dimanche dernier à Halifax.  Elle n'en pouvait plus.  L'intimidation a gagné une fois de plus.

lundi 1 avril 2013

Relais pour la vie 2013: Blitz

Ne reculant devant rien pour amasser des dons pour le Relais pour la vie, je fais tirer un exemplaire de mon livre sur la Gaspésie parmi tous ceux qui auront fait un don. 1 chance de gagner par dollar donné donc 50$ = 50 chances de gagner. Le prix est d'une valeur de 60$. Je mets aussi en vente mon livre pour 60$ et les profits seront versés au Relais et un reçu pour un don de charité sera fait en votre nom.

Pour jeter un oeil sur le le livre cliquez ici


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vendredi 22 mars 2013

Relais pour la vie, Édition 2013, Société Canadienne du cancer

Chers amis,

Encore une fois cette année, je participerai au Relais pour la vie de la société canadienne du cancer.  C'est une cause qui me tient particulièrement à coeur.  Comme vous savez, c'est une maladie qui n'épargne personne.  Riches ou pauvres,  jeunes ou vieux, hommes ou femmes.  Dernièrement, nous avons appris la mort de la jeune Maélie 7 ans de Repentigny qui luttait contre la leucémie (voir l'article sur Maélie).    Et pour moi, un enfant ne devrait pas mourir.  Voilà pourquoi, je sais que mes efforts ne sont pas vains.  Ramassons de l'argent et faisons progresser la science afin de vaincre la maladie.

Je sais, on est sollicité de toutes parts.  Partout, on nous demande de l'argent.  À la longue, ça devient épuisant et comme les temps sont difficiles, il n'est pas toujours d'adon de donner.  Mais peu importe le montant, il n'y a pas de petit montant alors 5$, 10$, 20$...etc. peut aider dans ce cas-ci.

Je vous remercie à l'avance de votre générosité et lorsque, pendant la nuit, je marcherai contre le cancer, j'aurai une pensée pour vous.

Merci beaucoup de votre générosité !!!!

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lundi 18 mars 2013

L'information à l'ère du fastfood

Tout le monde le sait, de nos jours, tout va vite.  Trop vite.  Et les gens, de plus en plus pressés, ne prennent plus le temps de faire quoi que ce soit.  Je vois même venir le jour où les voitures seront équipées de fours micro-onde.  Pour préparer le souper tout en conduisant.

Mais, et vous vous en doutez bien, l'automobile n'est pas le sujet de mon billet.  Dans le domaine de l'information, ce besoin de vitesse se fait sentir de plus en plus.  On veut la nouvelle, vite, dans un court texte, prémâché, prédigéré.  Nous en sommes donc rendus à l'ère du fast food de l'information, ou de la désinformation.  Et on nous en sert à la pelletée.  Certaines entreprises qui contrôlent plusieurs médias, journaux, postes de télévision, radio, revues, sites web, en profitent alors pour nous passer ce qu'ils veulent comme information.  Alors au lieu d'avoir une information juste, c'est-à-dire qu'on nous relate les faits seulement, on se permet de commenter et de manipuler l'information de telle sorte que l'on devient des robots programmés à penser exactement comme les dirigeants de ces entreprises veulent nous entendre penser.

Par exemple, si l'opinion d'un politicien ne fait pas l'affaire d'un de ces dirigeants, la désinformation fera en sorte que la "nouvelle" se propagera avec distorsion, manipulation.  L'opinion publique sera donc contre le politicien et ces dirigeants d'entreprise arriveront donc à leurs fins.  Et si en plus,  la puissante entreprise contrôle aussi une entreprise spécialisée dans les sondages, le sort en est jeté.  C'est puissant un sondage comme outil de manipulation de masse.  Très puissant et ça, les médias le savent.  Beaucoup de gens, en regardant les résultats d'un sondage, changent d'opinion pour se conformer à la majorité.  Alors on peut faire dire ce qu'on veut à un sondage.  Pour des gens mal intentionnés, on ne peut avoir mieux.

Et nous, le peuple, ne sommes-nous pas capable d'avoir des opinions ??  Ne sommes-nous pas capables de penser et de réfléchir ??  Non car la plupart d'entre nous n'ont pas le temps pour ça.  Alors on gobe tout ce qu'on nous donne sans trop réfléchir.  

Si on fait preuve de bon jugement par rapport au fast food, pourquoi n'en est-il pas de même avec l'information ??  Pourquoi nous laissons-nous bourrer le crâne par la désinformation ? ? Disons NON à la désinformation.

jeudi 14 mars 2013

Journée internationale de l'insouciance !!

Aujourd'hui, je me sens bien.  Dangereusement bien même.  Genre trop en forme comme disent les adolescents.  J'ai donc décidé que pour conserver cette bonne humeur, je ne lirais pas de nouvelles.  De toute façon, on parle de quoi ces temps-ci ??  Toujours les mêmes choses.  Et honnêtement, j'en ai assez.  Cessez de brasser cette même soupe.  Elle est en train de pourrir.  En fait, elle est en train de nous pourrir l'existence.

Que ce soit le pape, la commission Charbonneau, le quatuor infernal que sont le PQ, le PLQ, la CAQ et QS, la course au leadership du PLQ, la course au leadership du PLC (entre vous et moi, ces courses sont loin de soulever les passions), les nombreux retours arrière du PQ, les scandales sexuels des prêtres et les manifestations étudiantes, j'ai décidé de faire preuve d'un je m'en foutisme irresponsable.  J'ai décidé qu'aujourd'hui, j'allais me foutre de tout ça, que je ne lisais pas un seul article là-dessus, et que je ne regardais pas un seul vidéo sur ces sujets chauds.  Et à vrai dire, je me sens vraiment bien avec ma décision.

C'est vrai quoi !!! Toutes ces nouvelles nous rendent grognons.  Je regarde sur les médias sociaux et qu'est-ce que font les gens ??? Ils grognent, chialent, critiquent.  Tout le monde bougonne.  Comme si cela allait changer quelque chose. C'est pire que ça !!! Ça nous rend malheureux.  Malheureux comme les pierres.

Alors, ne reculant devant rien et faisant preuve d'une imagination débordante, j'ai donc décidé de décréter cette journée, celle de l'insouciance.  Ce sera la journée internationale de l'insouciance.  Pourquoi internationale ??? Parce qu'on va se foutre de tout ce qui se passe chez nous et n'importe ou ailleurs.  On va prendre un break de tout ça.  On va se reposer.  Et je crois que ça va faire du bien.  Pourquoi ne pas accorder plus d'importance aux gens qu'on aime ??  Sur les réseaux sociaux, pourquoi ne pas en profiter pour se dire des gentillesses.  Se faire rire et faire rire les autres.  C'est vrai, on accorde plus d'importance aux gens qui défilent à la commission Charbonneau qu'à ceux qui ont vraiment de l'importance pour nous.  Et pourquoi pas ?? Payer donc un café ou une pointe de pizza à un itinérant.  Tendez la main à quelqu'un dans le besoin.  Souriez aux gens que vous croisez.  Mettez de la couleur dans votre vie et dans celle des autres.  Demain, et seulement demain, on reprendra toutes ces mauvaises nouvelles et on recommencera à s'en préoccuper.  Mais je suis persuadé qu'aujourd'hui, je me sentirai plus heureux.  Je suis persuadé que je voudrai revivre cette journée plus souvent.  Parce que je me coucherai avec du soleil dans la tête.    

Pour ceux qui s'interrogent, je n'ai rien bu et je n'ai rien fumé et pour ceux qui veulent me suivre dans ma folie, laissez-moi un commentaire pour que je sache qu'au moins, je n'aurai pas été le seul à faire le clown !!!

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée de l'insouciance !!!!!

vendredi 1 mars 2013

L'exploitation de la race humaine

Choquant, répugnant, dégradant.  Il n'y a pas de mots assez forts pour décrire mon indignation face au reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada concernant les conditions de travail de travailleurs chinois à l'usine de Foxconn en Chine.  Les images étaient saisissantes.  On y voyait des travailleurs chinois se faire insulter par leurs supérieurs, avant de commencer à travailler.  On a vu des travailleurs attendre pendant des heures pour obtenir un contrat de travail dans cette entreprise.  On a vu des travailleurs s'entasser à plusieurs dans des appartements, construits sur place, visiblement trop petits pour le nombre de personnes qui y habitaient et dans lequel ne se trouvait aucun luxe, aucun confort.  Dans ces appartements, ces travailleurs dorment dans des lits sans matelas, dans un environnement dont la salubrité est plus que douteuse.  En plus, ces travailleurs gagnent un soi-disant bon salaire, mais on a le culot de leur prélever un montant d'argent pour leur logis et leur nourriture.  Ce qui rend leur salaire, finalement, très ordinaire.  Pour finir, il y a des travailleurs, n'en pouvant plus de travailler dans cet environnement, mettent fin à leurs jours en se précipitant de la fenêtre de leur logis minable.  Pour pallier à ce problème, les responsables de l'entreprise ne trouvent rien de mieux à faire que d'installer des filets protecteurs au bas des immeubles.

Je suis resté marqué suite au visionnement de ces images. Je sais, je vis en Amérique du Nord, là où la vie est complètement différente.  J'ai la chance de demeurer dans une belle maison, de travailler dans un beau bureau confortable, de pouvoir me déplacer dans une belle voiture.  Oui effectivement, je suis très chanceux.  Mais aujourd'hui, je vois ça d'un autre œil.  Mon iPhone 4s de Apple, dont Foxconn est un des principal fournisseur, me semble pas mal moins attrayant depuis que je sais qu'il a été fabriqué au prix de vies humaines, au dépens de la dignité.  Tout comme plein d'objets qui m'entourent d'ailleurs et qui portent la mention "Made in China", probablement fabriqués dans les mêmes conditions.

Ce qui m'amène à parler justement de cette mode qu'est le "Made in China".  Tout ou presque tout maintenant est fabriqué ou peut être fabriqué en Chine, au pays du pas beau, pas bon mais pas cher.  Et ces articles se retrouvent ici dans tous les bons magasins où on pratique le culte du pas cher dont les fabuleux magasins à "1 piasssssse".  Nous consommons ces produits à outrance en Amérique du Nord car maintenant nous sommes vendus au culte du pas cher.  On se fiche que ce soit bon ou non.  Ça coûte pas cher.  Et ces objets, à court terme, iront rejoindre tous les autres qui se retrouvent trop rapidement au dépotoir.

Interrogeons-nous sur nos habitudes de consommation.  Je pense qu'il y a là matière à réflexion.  Nous surconsommons créant  ainsi un problème de gestion de déchets chez nous.  En même temps, nous encourageons ce genre d'exploitation sauvage d'humains qui doivent produire en grande quantité pour étancher notre soif de posséder.  Ce cas-là en est un parmi tant d'autres.  Dans d'autres pays, ce sont  des enfants qui sont exploités.

En terminant, posons-nous la question.  Avons-nous réellement besoin de ce que nous achetons et de ce que nous désirons.

mercredi 27 février 2013

Le charlatan et ses fidèles

Il était une fois un charlatan, qui ne sachant quoi faire de ces journées, décida de lire des textes sur internet, traitant de psychologie, de spiritualité et d'ésotérisme.  Pour s'amuser, il décida de mélanger tout ce qu'il avait lu et de créer une nouvelle doctrine.  Il agrémenta sa doctrine de quelques citations pigées ici et là, et décida de lui donner un nom.  Comme il était charlatan, et que cette nouvelle doctrine venait de son imaginaire, il décida de nommer ce qu'il venait d'inventer, le charlatanisme.  Il était fier de sa trouvaille car ce nom conférait à sa doctrine, un petit quelque chose de scientifique, de sérieux.

Jour après jour, le charlatan enrichit sa doctrine.  Il lit sur plein de sujets et croit se transformer en expert du charlatanisme.  Il est passé à un autre niveau.  Il croit dur comme fer que sa doctrine a du bon sens et un jour, écrasé par toutes les factures qu'il a à payer, il décide de rendre le charlatanisme rentable.  Il passe une petite annonce dans un quotidien torchon de sa ville et il loue un grand local dans un immeuble désert.  Et puis, soudainement, le miracle se produit.  De tous les coins de la ville, les fidèles, en quête de croyances, commencent à affluer.  Et le cash commence à rentrer.  Il rencontre les fidèles, soit en groupe ou soit de façon individuelle.  Toujours en prenant bien soin de leur soutirer quelques dollars.

Pour maximiser ses revenus, il décide de faire encore plus d'argent en vendant des produits dérivés.  Livres, revues, DVD, CD sont donc produits en très grand nombre et viennent enrichir encore plus le charlatan.  Débordé et ne sachant plus où donner de la tête, le charlatan se retire, millionnaire, sur une île des Caraïbes, laissant ses fidèles pantois.  Certains seront fâchés et croiront s'être fait rouler.  Certains autres auront compris et se transformeront à leur tour en charlatan, afin de propager le charlatanisme.

Histoire un peu stupide s'il en est une.  Mais je constate de plus en plus que c'est ce qui se passe dans notre société.  Des gens, en quête de croyance, désespéré, déprimé ou malheureux sont parfois prêts à croire le premier venu en autant que ce qu'il dit a du sens.  Mais voilà, ce que ces gens disent, n'est rien d'autre que le gros bon sens dont nous sommes, pour la plupart d'entre nous, dotés.  Pourquoi alors avons-nous besoin de se faire dire des choses que l'on sait déjà et de payer le gros prix en plus pour se le faire dire.

Regardez dans les journaux.  On y annonce des conférences, des livres, des disques, des revues et j'en passe, sur à peu près tous les sujets possibles et imaginables.  Internet en est aussi rempli.  On nous démontre tous les bienfaits de toutes sortes de techniques plus farfelues les unes que les autres pour relaxer, pour maigrir, pour avoir une belle vie et pour obtenir tout ce qu'on veut dans la vie.  Un exemple: on nous dit qu'il suffit de penser à quelque chose très fort pour l'obtenir.  Si je regarde autour de moi, il y a beaucoup de gens tristes, malheureux, pauvres, malades, abusés, sans-abris, exploités, etc.  Pensez-y un peu.  Est-ce que tous ces gens ont un jour pensé très fort à être tristes, malheureux, pauvres, malades, abusés, sans-abris, exploités, etc.  Toutes les semaines, je pense très fort que je gagne le gros-lot.  Et pourtant, quand je vérifie mes billets, semaine après semaine, je ne gagne rien.  Non.  Rien du tout.  Tous les jours, je pense fort pour que les gens tristes deviennent joyeux, pour que les malheureux deviennent heureux, pour que les pauvres deviennent riches, pour que les malades guérissent, pour que les sans-abris se trouvent un logement, pour que les exploités se prennent en main et se révoltent.  Est-ce que cela se produit ??  Je ne crois.  Par la fenêtre de mon bureau, je les vois.  Ils sont là en bas.  Tout près de moi.  Et ils sont toujours là, malgré mes pensées.

Cessez de croire en n'importe quoi, en n'importe qui.  Croyez en vous !!!  Posez des gestes concrets.  Faites de bonnes actions.  Ouvrez les yeux.  Laissez faire et dire les charlatans.  La plupart ne font que profiter de vous.  Répandez le bien autour de vous, vous ne serez plus stressés ou déprimés.  Laissez tomber les séances de charlatanisme, vous et votre portefeuille ne s'en porteront que mieux.