mercredi 31 décembre 2014

Mot-phare pour 2015 - Santé


Comment pourrait-il en être autrement.  2014 a été une année difficile pour ma famille et moi au chapitre de la santé.  Nous avons été durement éprouvés de toutes parts.  Disons que les problèmes de de santé se sont succédés les uns après les autres et que je n'ai pas été épargné.  

Quand je regarde en arrière, l'année 2014, quand je constate ce qui s'est déroulé depuis le début de cette année, j'ai pu me rendre compte à quel point la santé est importante et à quel point il est primordial d'en prendre soin et de la préserver.  Ayant aussi atteint la cinquantaine en 2014, je me rends compte que cela ne se fait pas tout seul, comme par enchantement

Donc en 2015, je m'efforcerai d'améliorer ma santé par tous les moyens possibles et imaginables, autant physiquement que mentalement.  Je continuerai aussi de m'occuper de la santé de ceux qui m'entourent.  De ceux qui me préoccupent et pour qui la santé est éprouvante de ces temps-ci.

Si mon mot-phare pour 2014 était: Être, peut-être pourrais-je le combiner avec celui de 2015 pour Être en Santé.

Ceci dit, je vous souhaite à tous une année 2015 remplie d'espérance, d'amour, d’amitié, de partage, de paix, d'ouverture d'esprit et de... santé. 

Bonne année 2015

mardi 23 décembre 2014

Ma dépression, tremplin vers la maturité


La dépression? Moi? Jamais de la vie. Voilà une certitude à laquelle je crois. Ce n'est pas pour moi une dépression. C'est pour les autres, les faibles et les tricheurs. Oui, les tricheurs, ceux qui font semblant d'être en dépression pour ne pas travailler. Parce que moi, je suis fait fort... un dur de dur. Rien ne m'arrête et je suis capable d'en prendre. J'ai la couenne dure. Autant de phrases que je crois vraies. En fait pour moi c'est la seule vérité. Et bien, voilà! Bien que m'étant diagnostiqué moi-même depuis longtemps comme étant « juste très fatigué », voilà que ces mêmes symptômes se retrouvent dans le bureau du médecin. Et son diagnostic est tout à fait différent de ce que je pense, cinglant même. Ce que le médecin me dit me fouette en plein visage. Telle une gifle provenant d'une main immense : « Monsieur, vous souffrez de troubles de dépression majeure et d'anxiété avec agoraphobie! »

Voici en peu de mots, le résumé du livre que j'ai écrit pendant que j'étais en dépression.  Un livre simple, pas scientifique pour deux sous et qui expriment la dépression à travers les yeux de quelqu'un qui la vit.  J'espère que ce livre pourra faire comprendre la maladie à ceux qui en souffrent, à ceux qui côtoient de près ou de loin une personne qui en souffre ou à ceux qui veulent simplement en savoir d'avantage.Pour vous procurer ce livre:

Sur Amazon
Sur la boutique des Éditions Dédicaces
Chez Buropro Citation à Beloeil,
En me contactant par courriel (sylvain.boisjoly@gmail.com)



samedi 29 novembre 2014

Moi ? Bénévole ? Mon implication à Équi-Sens

Tu veux dire: travailler sans être payé ?  Sans recevoir d'argent en échange ?  Non merci…pas pour moi.  J'ai des factures à payer, des paiements à faire.  Si je travaille, ce ne sera que pour de l'argent.  Rien d'autre.  J'ai bien mieux à faire !!  Et puis, qu'est-ce que je pourrais bien faire ?  Aider les autres ?  Pourquoi ?  Je n'ai pas besoin d'aide, moi.  Je me débrouille tout seul.  Pourquoi les autres n'en font-ils pas autant ?

À l'heure où l'argent mène tout et où l'individualité est la norme, il est vrai que faire du bénévolat peut paraître dépassé.  Le bénévolat est même, dans la croyance populaire, relégué aux personnes âgées ou aux personnes à la retraite.  Pourtant, ils sont nombreux les gens actifs, professionnellement parlant, et qui font aussi du bénévolat.  J'en ai croisé plusieurs.  C'est juste qu'on ne les voit pas, qu'on ne les entend pas.  Ils œuvrent à l'abri des caméras, ils ne font pas la une des journaux.

Le bénévolat est d'abord et avant tout une démarche toute personnelle.  Demandez à chaque personne qui fait du bénévolat ce qu'il en retire.  Certains vous répondront, d'autres garderont leurs réponses pour eux, les raisons étant parfois très personnelles.  Une chose est sûre, vous aurez presque autant de réponses différentes qu'il peut y avoir de bénévoles.  C'est ce qu'on appelle le salaire du bénévole.  Le salaire du bénévole est quelque chose de très particulier puisqu'il se trouve en nous.  Il n'a pas de forme car il est différent pour chacun de nous.  Il prend la forme qu'on veut bien lui donner.  Il se veut à la fois, apaisant, valorisant, enrichissant, amusant, émouvant, bienfaisant, rassurant, enthousiasmant, marquant.  En fait, peu importe ce qu'on y cherche, on le trouvera.  Et parfois, on trouve aussi autre chose qu'on aurait jamais pensé trouver.  Et le plus beau dans tout ça ?  On a le plein contrôle sur nos augmentations de salaire.  On peut s'en donner tant qu'on en veut.  Je vous mets en garde par contre, on peut devenir accroc au bénévolat et développer une certaine accoutumance.

Un soir, j'écoutais l'émission Unité 9 à la télévision et on y parlait d'un centre pour les jeunes en difficulté.  Dans ce centre, on y dispensait des thérapies où le cheval était partie intégrante de celle-ci.  Pour moi, ce fut une véritable révélation.  J'ai alors su que je voulais m' impliquer dans un organisme qui dispense ce genre de thérapie, d'une manière ou d'une autre.  Après quelques recherches sur internet, je suis tombé sur le site d'Équi-Sens et comble du bonheur, ils avaient besoin de bénévoles pour effectuer toutes sortes de tâches.  Tout ceci m'a emballé.  J'ai contacté la directrice et je me suis alors inscrit à la clinique de bénévoles.  C'est comme ça que tout a commencé.  Un samedi matin du mois de mars, je me suis donc présenté à l'écurie, accompagné de France,  bien décidé à sauver le monde.  Je me suis alors rendu compte que ce que je connaissais des chevaux n'était qu'une goutte d'eau dans l'océan et que les mots autisme, dyspraxie, dysphasie ne représentaient que des concepts théoriques dans mon esprit et que j'en avais beaucoup à apprendre.  Malgré mes craintes et mes inquiétudes,  je me suis engagé  à donner de mon temps tous les samedi et ce pour une durée de 10 semaines.  10 semaines, c'est pas si long quand on y pense et si je n'aime pas ça, je n'aurai qu'à ne plus revenir par la suite.  Finalement, un certain samedi, c'est le grand jour.  La première semaine de cours.  On se présente à l'écurie, confiant.  Au bout de 10 minutes, je me rends compte que j'ai oublié presque tout ce qu'on m'a dit à la formation.  Chantal, la directrice, nous rafraichit la mémoire, patiemment.  Je dois alors sortir Kéfir de son box.  Je suis terrifié.  Un cheval au loin dans la prairie, c'est tellement beau .  Dans son box, c'est toute autre chose.  C'est gros, ça pue et ça mord aussi (parlez en à France qui s'est fait mordre le jour de la formation).  Malgré tout, la première journée se déroule bien et malgré une bonne frousse, gracieuseté de Gaïa, je suis quand même satisfait de moi-même.  Tout au long de ses 10 semaines, j'ai eu l'occasion de rencontrer des parents sympathiques et des enfants attachants, de mieux connaître chaque cheval (mon amour pour Polly n'est plus un secret pour personne) et d'en apprendre un peu plus sur l'équithérapie, un domaine qui me passionne.  J'ai été témoin de petits et de grands miracles, de petits et de grands pas, franchis par ces enfants au courage et à la ténacité indéniable, de petites et de grandes joies.  J'ai vu des enfants avoir peur, être déçus.  Je les ai vu aussi sourire et être fiers d'eux.  J'ai vu des petites défaites, des grandes victoires.  L'équithérapie est un cheminement.  Et comme dans tout bon cheminement, il y a des hauts, il y a des bas.  Mais au bout du compte, tous en sortent grandis.  C'est pourquoi j'en suis à ma 2e année de bénévolat chez Équi-Sens. 

Ça n'a pas toujours été facile.  Il y a eu de bons moments.  Il y en a eu d'autres, plus difficiles.  Il y a eu aussi du changement, il a fallu nous adapter.  Malgré tout je continue car au-delà de tout ça, j'ai appris, j'ai compris.  Étonnamment, j'en ai appris beaucoup sur moi, je me suis amélioré.  J'ai sûrement aidé quelques personnes, adultes et enfants.  J'ai sûrement fait une petite différence dans la vie de quelques uns.  Mais par-dessus tout, je me suis aussi beaucoup aidé, j'ai appris à me connaître un peu mieux.  C'est ce que je suis venu chercher ici.  C'est mon salaire de bénévole.

vendredi 31 janvier 2014

Authentique. Vraiment ??


L'authenticité.  Un mot très à la mode dernièrement.  On l'entend partout.  Dans toutes les bouches.  Tout le monde se déclare authentique.  Ah oui ??  Pourtant, le monde n'a jamais été aussi peu transparent.  Partout et à tous les niveaux, les magouilles se multiplient.  Le mensonge, la tricherie, la malhonnêteté et l'hypocrisie se répandent à la manière d'un virus.  Touchent toutes les sphères de la société.  Alors, dans ce contexte, pourquoi tant de personnes s'auto-déclarent-elles authentiques ?

Tout d'abord, qu'est-ce que l'authenticité ? C'est un terme au sens large.  Très large.  Ça peut vouloir dire une foule de choses.  Et ce terme, peut avoir une signification différente dans les nuances pour chacun de nous.  Pour moi, être authentique c'est d'abord et avant tout être soi-même.  Cela veut dire beaucoup.  Ça veut dire être honnête, être fier de ce que nous sommes, nous aimer tel que nous sommes avec nos défauts et nos qualités, c'est ne pas avoir peur de son opinion, ni de ce que notre opinion peut provoquer comme réaction.  C'est répandre le bien autour de soi, même si cela est fait dans la plus grande discrétion et sans jamais attendre quoi que ce soit en retour.  C'est faire preuve de bonté, de générosité et d'altruisme sans aucun intérêt, sans se vanter sur tous les réseaux sociaux.  C'est aussi lutter pour ce qu'on croit juste.  Défendre une cause parce qu'on y croit, pas parce que ça fait partie du courant actuel, pas parce que c'est à la mode.  C'est défendre les inégalités, s'élever contre l'injustice.  C'est parler, discuter, échanger sur des sujets difficiles, voire tabous.  Mais toujours le faire dans le respect de l'autre, dans le respect de l'opinion de l'autre.  Sans oublier que le tact, la délicatesse et la gentillesse ont toujours leurs places.  C'est comprendre les autres sans les juger.  C'est accepter les autres tels qu'ils sont, avec leurs différences et leurs particularités.  C'est aimer les autres sans conditions.  C'est faire preuve, honnêtement, d'ouverture d'esprit.

Voilà pourquoi, lorsque je regarde autour de moi, je ne comprends pas pourquoi tant de gens se disent authentiques.  Et même si je m'efforce de l'être le plus possible, je sais que je ne suis pas parfait, je sais que je suis parfois coupable de manquements qui font en sorte que je ne suis pas toujours authentique.  Mais je m'efforce autant que possible de l'être.  J'y travaille fort en tout cas.  Car l'authenticité, c'est un concept dans lequel je crois vraiment.  C'est un concept auquel on devrait tous adhérer.  Ça devrait être notre seule façon d'être.