mardi 31 décembre 2013

Mot-phare pour 2014 : ÊTRE

Il y a un bon moment que je n'ai pas écrit sur ce blogue je pense.  Sûrement parce que je n'avais rien à dire.  Ou peut-être rien de nouveau à dire.  Je ne sais pas trop en fait.  Mais toujours est-il que l'imminence de la fin de 2013 m'a sûrement poussé, ou inspiré à écrire.

Il s'en est passé des choses en 2013.  Des bonnes et des moins bonnes.  Mais je n'ai pas l'habitude de regarder en arrière maintenant.  Non.  Je regarde en avant.  Et en avant, il y a 2014 et toutes les promesses et l'espoir qu'une nouvelle année peut amener avec elle.  Espoir de jours meilleurs, espoir de paix, espoir de......n'importe quoi en fait.  Tout ce qu'un être humain peut espérer pour lui et pour les gens qu'il aime.

Moi, je regarde 2014 et je me demande de quoi il sera fait.  Qu'est-ce qui m'attend pour 2014.  J'ai lu sur un blogue dernièrement un texte où il était question de mot-phare.  Et j'ai bien aimé le concept.  Un mot-phare est un mot significatif pour soi et qui permet d'éclairer notre route tout au long de l'année qui vient.

Je me suis donc demandé ce que pouvait bien être mon mot-phare pour cette année.  Je n'en avais pas en 2013 mais pour 2014, j'aimerais bien en avoir un.  Croyez-moi, ce n'est pas chose facile.  Il y en a des mots.  Et en choisir juste 1 rend le choix très difficile.  J'aurais pu prendre les verbes Oser, Lâcher prise, Rayonner, Aider.  Ou bien les mots Engagement, Motivation, Mobilisation.  Tous ces mots et ces verbes me représentent bien.  Oser ?? Peut-être parce que parfois je crois que je n'ose pas assez.  Lâcher prise ??  Oui sûrement car mes enfants vieillissent et malgré moi, cela implique des changements à ma structure de vie.  Des changements qui m'amènent à repenser mes rôles d'une manière différente.  Aider ?? Oui sûrement car vous vous en doutez bien, en 2014, je suis prêt plus que jamais à continuer d'aider et à contribuer à un monde meilleur tout comme je l'ai fait en 2013.  Engagement ??  Disons qu'une partie de ma vie nécessite un meilleur engagement de ma part.  Et cela ne peut se faire sans une plus grande motivation et une plus grande mobilisation.  Tous ces mots me conviennent parfaitement donc.  Mais je ne peux en choisir qu'un seul car je veux être tous ces mots à la fois.  En écrivant cette dernière phrase, le mot-phare tant recherché me vient à l'esprit: ÊTRE.  Voilà ce que je veux pour 2014.  Voilà ce qui me guidera et me montrera le chemin tout au long de l'année 2014.  ÊTRE.  Voici mon mot-phare à moi.

Et vous, quel est le vôtre ????

Bonne année 2014.  Que la joie, la santé, le bonheur et l'espérance fasse partie de votre quotidien.

mercredi 20 novembre 2013

Des questions, toujours des questions !!!

Ceux qui me connaissent un peu plus, le savent très bien. J'aime les questions. N'ayez pas peur, je ne vous poserai pas de questions. Non, c'est à moi que j'en pose. En fait, je ne sais pas si j'aime les questions. Je crois que celles-ci viennent plutôt me hanter, me mêler, brouiller mes cartes. Parfois faciles, souvent difficiles, ces questions ne sont pas toujours évidentes à répondre. Quand elles ne m'étourdissent pas carrément.

Je suis doté d'une personnalité complexe mais tout de même doté d'une certaine logique. Je fais rarement les choses sans avoir un but. Je ne fais jamais rien pour rien. J'aime savoir, en fait je dois savoir, pourquoi je fais les choses et ce que cela m'apporte (et là je ne parle pas nécessairement de quelque chose de matériel). Je ne sais pas si c'est un défaut ou une qualité mais bon , je suis fait comme ça.

Lorsque j'ai fait ma dépression, pour espérer m'en sortir, je me suis mis à faire du bénévolat. Je croyais sincèrement à l'époque que répandre le bien autour de moi m'aiderait à m'en sortir car j'avais terriblement l'impression d'être complètement inutile. Je me suis mis à aider les autres et par le fait même, je me suis aidé moi-même car j'ai comblé mon besoin d'utilité. Aujourd'hui, ce que j'en comprends, c'est que j'ai utilisé l'altruisme comme mécanisme de défense psychologique contre la dépression et l'angoisse qui m'habitait alors.

J'ai alors fait du bénévolat et je me suis associé à plusieurs causes sans jamais attendre quoique ce soit en retour. Il ne faut pas, car les gens que l'on aide ne sont pas tous reconnaissants. Oh que non. Certains le sont mais d'autres nous prennent carrément pour acquis. Ils arrivent même à nous faire sentir inférieurs car pour certains, nous sommes à leurs services. Certains sont très reconnaissants, d'autres n'ont aucune considération pour les gens qui donnent de leur temps afin de rendre leurs vies "plus meilleures".

Je suis sûr et certain que dans tous les cas, j'ai contribué à changer et à améliorer quelque peu la vie de ces personnes. Même celle de ces personnes peu reconnaissantes à qui tout leur est dû. J'ai donné de mon temps sans compter. J'y ai même consacré plusieurs journées de congé, journées pendant lesquelles j'aurais pu me la couler douce et me rendre la vie "plus meilleure". J'ai croisé la reconnaissance de certaines personnes mais j'ai aussi fait face à l'indifférence et au mépris de certaines autres. Mais ce n'est pas grave car dans ma tête à moi, j'aidais ces personnes ou, à tout le moins, j'aidais les organismes à venir en aide à ces personnes.

Maintenant je m'interroge. Je continue de faire ce que j'ai longtemps cru être ma mission mais sans trop y croire. C'est utile ce que je fais ?? Est-ce que quelqu'un se rend compte de ce que je fais ?? Je fais encore du bénévolat mais sans le faire avec mon cœur. Sans y mettre toute la ferveur que je pouvais y mettre lorsque j'ai débuté. Est-ce normal ?? Est-ce que tous les gens comme moi, impliqués avec leur cœur en viennent au même questionnement ?? Si oui, quelle en est la conclusion ?? Est-ce que ma conscience d'enfant m'a fait voir les choses au travers de lunettes roses ?? Plus belles qu'elles ne le sont vraiment ?? Est-ce que je devrais m'en faire avec ça et tout simplement arrêter de faire du bénévolat ?? Suis-je vraiment aussi altruiste que je le croyais ou est-ce qu'une fois sorti de ma dépression, je n'ai plus besoin de ce mécanisme de défense ?? Si c'est le cas, alors comment changer ce mécanisme de défense en habitudes de vie ?? Je suis désabusé alors est-ce qu'une pause s'impose ?? Est-ce que je me pose trop de questions ?? Probablement, mais comment faire pour continuer et y croire à nouveau ?? J'ai besoin d'aide !!!!!

mardi 12 novembre 2013

Denis Coderre et la toile

Décidement, il y aura toujours des choses que je ne comprendrai pas. La dernière en liste, l'émoi causé par le tweet de Denis Coderre, hier, à propos de David Desharnais. Quelle différence il y a entre le député Coderre qui émet son opinion en tant que fan du Canadien sur Twitter sans que personne ne s'en offusque outre mesure et le maire Coderre qui émet son opinion en tant que fan du Canadien sur Twitter et qui déclenche une tempête médiatique (tempête dans un verre d'eau selon moi). Au fond, il n'a fait qu'exprimer ce que beaucoup de gens pensent tout haut. Ce joueur ne va absolument nulle part présentement (faut avouer cependant qu'il n'est pas le seul) et ne mérite pas de jouer pour le grand club. Mais là n'est pas la question. Il fallait voir, hier soir, les chroniqueux de l'émission Le match à TVA Sports s'acharner sur le maire Coderre qui ne savait plus quoi dire tellement la situation avait l'air de le dépasser lui-même et tellement cette situation était ridicule. Pauvre petit joueur disaient certains chroniqueux, il se fait rabrouer par le maire qui ne devrait pas dire ce genre de méchancetés sur Twitter.

Non mais franchement, c'est là que je ne comprends plus rien. Denis Coderre a le droit, en tant que fan de hockey, d'émettre ses opinions sur twitter que cela fasse l'affaire ou non. Les journalistes sont à ce point en manque de nouvelles ?? Encore ce matin, on disait à la radio que le maire était dans l'eau chaude suite à ces propos. Comme si ses frasques sur Twitter avaient dépassé celles du maire de Toronto. Je ne suis pas un fan de Denis Coderre. Je ne le défends pas non plus. Je ne fais qu'essayer de comprendre ce qu'il a fait de si grave. Et j'avoue, je ne comprends pas. Quelqu'un a une explication ??

jeudi 7 novembre 2013

Le culte de la beauté

La beauté. On en entend de plus en plus parler. Elle prend de plus en plus de place. Elle est partout. On la définit comme la norme. Mais elle fait de plus en plus scandale car elle apporte avec elle la discrimination. Qu'on pense seulement à cette chaîne de magasins de vêtements qui ne vendent leurs articles qu'aux belles personnes seulement ou ce resto à Paris qui place les moches au fond de la salle et les beaux dans la vitrine. Un bel homme, une belle femme. C'est quoi au juste ?? Qu'est-ce que la beauté ?? C'est une notion toute relative. Comme on dit, la beauté est dans l'œil de celui qui regarde. Ce qui est beau pour un ne l'est pas pour l'autre. Ce n'est donc pas une caractéristique précise.

Allons voir ce que Wikipédia nous en dit:

Le beau ou la beauté est une notion abstraite liée à de nombreux aspects de l'existence humaine. Ce concept est étudié principalement par la discipline philosophique de l'esthétique, mais il est également abordé en partie par d'autres domaines (histoire, sociologie, psychologie, art).

Le beau est communément défini comme la caractéristique d'une chose qui au travers d'une expérience sensorielle (perception) procure une sensation de plaisir ou un sentiment de satisfaction ; en ce sens, la beauté provient par exemple de manifestations telles que la forme, l'aspect visuel, le mouvement, le son.

Belle définition complexe. Ce qu'il faut en retenir sont les mots: expérience sensorielle, perception, sensation de plaisir, sentiment de satisfaction. Ce qui en fait vraiment une notion toute personnelle. Ce qui me procure une sensation de plaisir, un sentiment de satisfaction est totalement différent de ce qui en apporte aux autres. Nous sommes tous uniques. Et la beauté peut prendre plusieurs formes différentes. Elle ne se trouve pas nécessairement à la surface. Comment donc peut-on faire preuve de discrimination basée sur la beauté ??

Et vous, quels sont vos critères de beauté ?

vendredi 25 octobre 2013

Un très bon album !!!

C'est rare que je fais ça car mon blogue ne se veut pas un endroit pour émettre des critiques mais là j'avoue que cet album ne me laisse pas le choix. L'Album: Hail to the king du groupe Avenged Sevenfold est vraiment un bijou. J'ai rarement écouté un album avec autant de chansons qui valent la peine d'être entendues.

Que ce soit Shepherd of fire, Hail to the king, This means war, Requiem ou Crimson day, j'ai adoré cet album du début à la fin. J'ai l'habitude d'aimer une ou deux chansons, rarement trois par album mais cet album bat tous les records en nombre de chansons que j'aime écouter. Le dernier album à m'avoir procuré ce plaisir ?? Joshua Tree de U2.

Un très bon album à se procurer et à écouter si vous aimez ce genre de musique. Moi en tout cas, je ne m'en lasse pas.

mercredi 23 octobre 2013

Grands dieux, je vieillis !!!!

Un événement hier m'a amené à réfléchir sur un incontournable phénomène de la vie. L'événement : mon anniversaire. Le phénomène : le vieillissement. Grands dieux, je vieillis !! Qui donc n'a jamais prononcé cette phrase. Peut-être avec des mots différents j'en conçois, mais quand même. Rendu à un certain âge, on l'a tous prononcé à au moins une reprise. Vieillir fait peur à beaucoup de monde. Voilà pourquoi l'industrie du vieillissement est florissant. Tout le monde vieillit mais personne ne veut paraître vieux. Alors on invente toutes sortes de produits anti-âges tous plus ou moins efficaces. Il faut à tout prix combattre le vieillissement et ce peu importe ce qu'il en coûte. Certains se vêtissent comme des jeunes. D'autres ont recours à la chirurgie esthétique. Pour certains, ça fonctionnent. Pour d'autres, le résultat est désastreux. Mais peu importe, on ne veut pas être vieux.

Pour ma part, je suis à 1 an d'atteindre le demi-siècle. 50 ans. Wow, quand j'étais plus jeune, je n'étais même pas sûr de m'y rendre. Remarquez que je ne suis pas encore rendu là mais bon, je cogne à la porte quand même. Quand je pense sérieusement à l'âge que j'ai, la panique s'empare de moi. Non pas la peur de vieillir car les rides, ce qui se met à descendre et les cheveux qui se font rares ne m'effraient pas du tout. Le "chest-bras", je laisse ça aux autres. Non, moi c'est la peur de ne pas avoir le temps de faire tout ce que je veux faire avant le grand voyage. Il y a tellement de choses que je veux faire. Tellement de choses qu'il me reste à réaliser que je n'ai pas le temps d'avoir peur de mon apparence. Je la soigne comme je peux mais sans vouloir à tout prix avoir l'air plus jeune. Et puis, si je n'avais pas cet âge, je n'aurais pas l'expérience, le savoir et le connaître qui vient avec. Qui me permet de comprendre les choses de la vie. Ce qui me fait peur c'est de ne pas connaître la date du grand départ. Ça occasionne pour moi ce que j'appelle l'urgence de vivre. Et cette urgence, je la ressens chaque jour. La ressentez-vous ?? Vous arrive-t-il de penser que vous n'aurez pas assez de temps ? J'y pense souvent. Voilà pourquoi j'essaie de prioriser ce qui compte vraiment dans la vie. Vivre, aimer et profiter de la vie. Pour moi, c'est beaucoup plus important que le botox, les implants et les petits maillots.

Bonne journée!!

mardi 22 octobre 2013

Le goût d'un ailleurs.

Ce matin, j'étais pris dans le trafic de Montréal. Ou Mourrial c'est comme vous voulez. Inconfortable sur mon siège d'autobus urbain, je rêvais d'une vie sans trafic. Une vie où il n'y aurait ni voiture, ni camions, ni autobus, ni trafic, ni pont ni grande ville. Je me suis donc mis à rêver d'une vie ailleurs. Ailleurs mais loin d'ici….très loin d'ici.

Une connaissance m'a parlé d'Iqaluit. Juste le nom me signifie que cette ville est loin. Très loin. Cette personne a déjà habité à Iqaluit et me disait à quel point la qualité de vie est élevée dans ce patelin éloigné. On parlait trafic et elle me disait qu'à Iqaluit, il y a du trafic lorsqu'un chien empêche les 4 roues de passer. Je l'ai bien rit. Mais en même temps, j'ai constaté à quel point, la vie là-bas doit être différente, voire même, meilleure.

Je ne trippe pas grande ville. Je ne participe jamais aux nombreux festivals. Je n'y sors jamais les week-ends. Je reste cloîtré dans ma banlieue, car les samedi et dimanche, le trafic n'est guère mieux dans la grande ville. Je ne fais qu'y travailler. Et croyez-moi, c'est suffisant. Lorsque je réussis à en sortir, je ne suis pas pressé d'y revenir.

Je me suis donc mis à rêver à un ailleurs. Je me suis donc mis à avoir le goût d'un ailleurs. Mais où cela pourrait-il bien être? Iqaluit? Pourquoi pas? Je vais fouiller le net à la recherche d'un emploi à Iqaluit. Peut-être cette ville va-t-elle satisfaire mon goût d'ailleurs. En tout cas, je suis sûr que je serai servi en tant qu'ailleurs. Car cet ailleurs est pas mal différent de mon ici maintenant. Reste juste à voir ce que le reste de la famille en penserait…..(rires) !!!!!!

lundi 21 octobre 2013

Un bon show !!!

La Fondation Autisme Montréal, dont je suis sur le Conseil d'adminitration, organise un show-bénéfice d'humour intitulé "Drôle de Monde" le 7 novembre. Ce show regroupe une pléiade d'artistes tous plus drôles les uns que les autres et à 35$, c'est vraiment pas cher (voir l'affiche ci-jointe). Soyez parmi les chanceux qui assisteront à ce spectacle !!! Pour vous procurer vos billets, n'hésitez pas à me contacter.

dimanche 29 septembre 2013

Gabrielle, le film

La semaine passée, je suis allé voir le film Gabrielle au cinéma.  Le film raconte l'histoire de Gabrielle, une jeune fille handicapée intellectuelle, qui vit dans une résidence d'accueil de Montréal. 

Ses espoirs, ses aspirations, son désir de vivre son amour avec Martin qui, tout comme elle, est handicapé intellectuel, ses échecs à vouloir être autonome et vivre en appartement, nous touche profondément tout au long de ce film ayant comme trame de fond, la préparation d'un concert que la chorale dont elle fait partie prépare avec Robert Charlebois. Parlant de Robert Charlebois, il ne sera jamais un grand acteur mais on reconnait dans ce film, sa générosité à faire partie de ce genre de projet.

Ce film démontre aussi le désir de vivre une vie "normale" de ces personnes qui sont handicapées intellectuellement et les difficultés qu'ils rencontrent à vivre des choses pourtant simples comme l'amour (incompréhension des autres et même de leurs proches.  Voilà pourquoi il faut aller voir ce film car il suscite chez soi, une profonde réflexion sur le sujet.

À voir.  4 étoiles sur 5.

samedi 28 septembre 2013

Comme avant ou après ??

Se rendre compte qu'on ne sera plus nécessairement la même personne que nous étions avant sans ces foutus médicaments.  Mais avant quoi au juste ?? 

Se rendre compte  que nos moyens sont limités et que l'on a parfois de la difficulté à faire certaines choses qui pourtant nous étaient faciles et plaisantes avant.  Mais avant quoi au juste ??

Se rendre compte que l'on vit et que l'on a à composer avec des hauts plus hauts et des bas plus bas qu'avant.  Mais avant quoi au juste ??

Se rendre compte que certaines personnes ne nous verront plus comme avant, ne nous traiteront plus comme avant et auront un jugement qui n'était pas là avant.  Mais avant quoi au juste ??

Se rendre compte que la dépression a accentué certains traits de ma personnalité...suffisamment pour appeler ça une maladie ou une pathologie qui était peut-être présente avant.  Mais avant quoi au juste ??

Comme avant.  Plus rien ne sera comme avant.  Avant.  Un mot qu'on utilise 1000 fois dans une journée mais sans nécessairement savoir à quel moment il réfère.  Un mot qui se veut précis sans vraiment l'être.  Et s'il était seul dans le dictionnaire à nous troubler de la sorte, ce serait quand même supportable.  Mais non.  Il a fallu que quelqu'un invente le mot "après" qui, semble-t-il, réfère au contraire de "avant". Si on l'intègre aux phrases mentionnées plus hauts ça donne ceci:

Se rendre compte qu'après, on ne sera plus nécessairement la même personne que nous étions avant sans ces foutus médicaments.  Mais avant ou après quoi au juste ?? 

Se rendre compte qu'après, nos moyens sont limités et que l'on a parfois de la difficulté à faire certaines choses qui pourtant nous étaient faciles et plaisantes avant.  Mais avant ou après quoi au juste ??

Se rendre compte qu'après, on vit et on a à composer avec des hauts plus hauts et des bas plus bas qu'avant.  Mais avant ou après quoi au juste ??

Se rendre compte qu'après, certaines personnes ne nous verront plus comme avant, ne nous traiteront plus comme avant et auront un jugement qui n'était pas là avant.  Mais avant ou après quoi au juste ??

Se rendre compte qu'après la dépression, certains traits de ma personnalité ont été accentués...suffisamment pour appeler ça une maladie ou une pathologie qui était peut-être présente avant.  Mais avant ou après quoi au juste ??


Avant ou après.  Après ou avant. Peut-être que j'essaie juste de noyer ce qui sera là après et qui n'était pas là avant.  Car au fond, dans la vie, rien n'est jamais comme avant.  Rien ne sera jamais comme après non plus. Mais avant ou après quoi au juste ??  Quelqu'un peut me le dire ??

dimanche 22 septembre 2013

Une idée comme ça

Comme sortie de nulle part, cette idée a subitement surgit de mon cerveau.  Malgré le chaos qu'il y règne parfois, ce placard de mes souvenirs et de mes connaissances réussit toujours à me surprendre.  Voici donc qu'un matin en me levant, j'ai eu l'idée d'acheter des billets pour aller voir Nos Canadiens au Centre Bell.

Pour ceux qui ne savent pas, le Canadien est notre équipe de hockey.  Parfois adulée, parfois détestée, parfois huée, il n'en demeure pas moins que nous aimons cette équipe de façon démesurée, le hockey, ayant toujours été notre échappatoire à tous les maux de ce monde.  Le Centre Bell, lui, est le temple où évolue ces dieux du hockey.  Inutile de vous dire que cette messe (match de hockey) est sûrement la messe la plus fréquentée dans toute la province.

Oh, ce n'était pas les meilleurs billets et un match pré-saison n'est pas très excitant.  Les visiteurs non plus n'étaient pas si excitants, mais bon quand même, les Hurricanes de la Caroline n'est pas la pire équipe de la LNH.  Mais nous y serions, sur place, pour les voir évoluer, pour voir que ce ne sont que des humains... comme nous. 

Et samedi, c'était le grand soir.  Nous nous sommes donc dirigés, ma famille élargie et moi vers ce lieu de culte du sport professionnel.  Accompagnés d'un invité spécial, nous avons donc envahi le Centre Bell.  6 personnes fières d'être là, fébriles au fur et à mesure que nous gravissions les escaliers mobiles vers les plus hauts sommets de ce temple.  Et nous étions là, sourire aux lèvres, tout simplement heureux.  Du bonheur pur, spontané, presque gratuit. 

Comme un petit garçon, j'étais tout excité à l'idée d'être là.  Excité à l'idée de voir mes marmottes excitées d'être là.  (Dans notre langage familial, les marmottes sont ceux et celles qui font partie de ma famille élargie, de sang ou non, et tous ceux qui gravitent de très près autour de cette famille et que j'aime de façon inconditionnelle.) "Même si on est loin, notre place est sa coche" me dit une de mes marmottes par texto parce que trop loin pour me le dire en personne. 

Les Canadiens ont finalement perdu le match.  Mais on s'en fout. Le but n'est pas de les voir gagner.  Le but est de passer dans cet aréna un tout petit instant qui nous rendra heureux.  Mission accomplie.  Quelle belle soirée nous avons passé.

mercredi 18 septembre 2013

Le trouble bipolaire

Il n'agit pas d'un ours polaire qui serait bi. Il ne s'agit pas non plus d'une pile électrique à bi-polarité. Il s'agit d'une maladie. D'une maladie qui se contrôle. À l'aide de médicaments, que le patient devra prendre pour le reste de ses jours. Voyons voir ce que Wikipédia nous en dit.

Le trouble bipolaire (ou trouble maniaco-dépressif, anciennement classifié sous les termes de psychose maniaco-dépressive ou maladie maniaco-dépressive est un diagnostic psychiatrique décrivant une catégorie de troubles de l’humeur définie par la fluctuation anormale de l’humeur, oscillant de périodes d’euphorie marquée (manie) à des périodes de dépression ou caractérisé par un état maniaque sans alternance de phases. Les individus faisant l'expérience d'épisodes de manie font également l'expérience de symptômes, d'un état mixte ou d'épisodes dépressifs durant lesquels l'excitation et la dépression sont ressenties en même temps. Ces événements sont souvent entrecoupés par des périodes de stabilité. Chez certains individus, la dépression et l'excitation peuvent rapidement alterner. Un état maniaque très intense peut conduire à des symptômes psychotiques tels que les délires et les hallucinations.

Autrement dit, des épisodes plus ou moins longues de haut et de bas anormalement élevés qui se succèdent à un rythme plus ou moins rapides. Ça doit pas être facile à vivre. Pour la personne elle-même et pour les personnes qui l'entourent. Comment fait-on pour apprendre à dealer avec ce genre de personnes. Et quand on est cette personne, comment on fait pour dealer avec ces épisodes de haut et de bas ?? Connaissez-vous la réponse ???

mardi 17 septembre 2013

Un petit coup de pouce ??

Livre La Gaspésie par Sylvain Boisjoly
Vous aimez la Gaspésie ?? Vous y allez souvent ?? Vous n'y allez pas car vous êtes à 12 heures de route ?? Vous n'y allez pas car vous êtes à 20 heures d'avion. Peu importe, vous aimeriez quand même voir de quoi ça l'air…Comment gros est le trou dans le Rocher Percé ?? Combien pèse le Rocher Percé si on ne garde que le trou ?? Combien pèse le Rocher Percé avec pas de trou. Je vous ai mélangé ?? Ne vous en faites pas, je le suis aussi.

Je suis allé en Gaspésie, et j'ai ramené en photos des souvenirs incroyables. De magnifiques photos que je voulais partager avec vous. Mais comme dans la vie tout à un coût, j'ai décidé de faire un livre avec ses photos et de les partager avec vous. J'ai donc fait une première version de ce livre mais celui-ci ne s'est pas vendu. Trop cher je crois, à moins que ce soit parce que les photos sont pourries….lolllll J'en ai donc fait une 2e version, allégée, avec les mêmes belles photos, moins dispendieuse. J'ai fait éditer ce livre chez Blurb, un éditeur en ligne.

Tout le monde sait aussi que je m'implique beaucoup au sein d'organismes communautaires à titre de bénévoles. Les causes pour lesquelles je m'implique sont des causes qui me tiennent beaucoup à cœur car soit elle touche des gens qui sont très proches de moi ou soit elles me touchent directement. À l'achat de ce livre, 2$ seront versés à Équi-Sens, un centre qui œuvre dans le domaine de l'Équi-thérapie soit la thérapie par le cheval. Cet organisme, dirigé de main de maître par Mme Chantal Soucy et son merveilleux conseil d'administration, vient en aide à des personnes ( enfants, ados, adultes ) aux prises avec des difficultés, des handicaps, des maladies. Je sais, vous allez dire: ah moi j'en ai pas besoin. Mais sachez que je croyais aussi ne pas en avoir besoin mais maintenant, je ne peux plus m'en passer. Sans être inscrit à une thérapie, la présence du cheval est tout à fait réconfortante pour moi. Un baume sur mes plaies. Ma fille, qui traverse certaines difficultés d'ordre émotionnelles, y a recours aussi et la magie opère.

Oui la magie car cet endroit est tout à fait enchanteur. Et attendez de voir lorsque les nouvelles installations seront en place. Pour l'instant, tout est dans la tête de ceux qui croient en ce projet mais lorsque tout ce sera concrétisé, ce sera alors un centre ultramoderne doté de toutes les facilités. Mais pour ce faire, ça prend des sous, et oui VOUS pouvez nous aider et faire en sorte que ce projet se concrétise. Alors achetez mon livre et vous contribuerez à ce rêve également.

Le livre se vend au prix de :

• Format papier: 29.99$ auquel s'ajoute 8.99$ de livraison et bien sûr, vos charmantes contributions à l'état dont le gouvernement raffole pour un total de: 44.82$ (Cliquez ici)

• En format Adobe PDF au prix de 9.99$ auquels s'ajoutent la généreuse part des gouvernements pour un total de 11.49$ (Cliquez ici)

• En format eBook de Apple via le iBookStore d'Apple (Cliquez ici)

• Par l'entremise de moi-même (format papier), avec, si vous le désirez, une belle dédicace personnalisée, au même coût de 44.82$.

Peu importe le format, 2$ seront versés à Équi-Sens. Merci de nous encourager !!!

mercredi 11 septembre 2013

Réaliser un rêve.

Instant magique s'il en est un. Réaliser un rêve, un souhait, un désir, quelque chose que l'on veut faire depuis longtemps, depuis tout le temps. Rêve qui nous poursuit depuis l'enfance, qui peut s'oublier à l'adolescence et qui revient une fois adulte. Une fois que l'on fait le bilan de notre vie, le bilan de nos rêves non réalisés. On reprend alors nos rêves un par un. Les examinant, les retournant de tous les bords, essayant d'évaluer les chances que l'on a de le réaliser avant que la grande faux nous fauche à notre tour (et ce le plus tard possible merci).

Celui-là, il m'est revenu par l'entremise de celle qui partage ma vie depuis un an. Une idée lui est venue et a fait un bout de chemin. Un coup de téléphone a suffi. Une seule demande, une réponse: oui c'est possible. Et bien voilà, qu'après plus de 40 ans d'attente, un de mes rêves de mon enfance va se réaliser. Lorsqu'elle m'a annoncé la nouvelle, j'ai à peine réagit. Je n'y croyais pas. Je vis des choses difficiles de ces temps-ci qui font en sorte que je ne suis pas tout à fait présent.

Aujourd'hui, je mesure pleinement l'ampleur de ce qui m'arrive. Je réalise que je suis sur le point de réaliser un rêve de mon enfance. Et ce grâce à celle que j'aime. Je comprends aussi par le fait même que c'est ça l'amour. Faire ce qui nous est possible de faire afin que l'autre puisse réaliser ses rêves. Il a suffi d'un geste de sa part. Un geste simple mais qui donne un résultat grandiose, qui me procure un immense plaisir.

Je vais enfin réaliser un rêve de ti-cul. Je vais enfin conduire une moissonneuse-batteuse !!!! Merci à tous ceux qui ont fait en sorte que mon rêve se réalise !!! Merci à toi que j'aime tellement.

vendredi 6 septembre 2013

Louis Cyr, une force de la nature

Je sais, je suis un peu en retard. Le film est sorti en salle depuis quelques temps déjà et vous êtes nombreux à l'avoir déjà vu. En fin de semaine, je suis allé voir le film Louis Cyr. Et je dois avouer que ce film m'a beaucoup plu. Merveilleusement bien joué par le brillant et l'excellent Antoine Bertrand, ce film raconte l'histoire de Louis Cyr, l'homme le plus fort du monde. Fort certes, mais aussi sensible, tendre et très naïf. Cet homme se sera fait avoir plus d'une fois dans sa vie par des profiteurs cherchant à faire fortune sur son dos d'homme fort.

J'ai tout aimé de ce film. Les images, la réalisation, l'histoire racontée sous forme de narration. Il se fait de très bons films au Québec par les temps qui courent et il en sortira d'autres prochainement en salle dont j'ai vu les bandes annonce et qui semblent très prometteurs. N'hésitez pas à encourager le produit Québécois. Ça fait travailler des gens d'ici. Donc pour ceux qui ne l'ont pas vu encore, allez-y, divertissement garanti.

jeudi 5 septembre 2013

La force de changer

Il ne s'agit que d'une toute petite fraction de seconde. Un tout petit instant pour que cet événement, inattendu certes, se produise et se faufile dans notre vie. Au moment où on s'y attend le moins. Comme un chevreuil la nuit, sur une route de campagne. Qu'est-ce qu'une fraction de seconde dans une vie ?? Ce n'est rien. Un grain de sable sur une plage du sud, un flocon de neige au Pôle Nord, une goutte d'eau dans l'océan. Et pourtant, cette fraction de seconde bouleverse, chamboule, change complètement notre vie. Cette fraction de seconde est déterminante pour ce qui vient, pour ce qui suit. Cette fraction de seconde fait en sorte que notre vie ne sera plus jamais la même, que plus rien ne sera pareil.

Je ne vais pas, ici, faire la liste des événements dignes de changer une vie. Ils sont trop nombreux, il y en a trop. Notre vie, à tous et chacun est parsemée de ces moments. On en a probablement tous vécu. Ils sont heureux ou malheureux. Joyeux ou tristes. Ils constituent des jalons dans notre vie. Des jalons qui détermineront la nouvelle direction que prendra notre vie.

Une chose est sûre, ces événements ne se produisent jamais pour rien. Notre vie est constituée des pièces d'un casse-tête qui se placent au bon endroit, au bon moment. On ne comprend pas tout de suite l'importance de chacune des pièces. On le comprend parfois plus tard. Certaines pièces sont anodines et n'ont pas beaucoup de signification. Certaines pièces sont importantes. Certaines pièces sont difficiles à placer. Certaines pièces difficiles sont parfois placées contre notre volonté. Et pour celles-ci, une certaine force nous est nécessaire pour passer à travers. Et cette force, c'est la force de changer.

mardi 3 septembre 2013

Et si on laissait nos enfants devenir grands

• "Je veux ce qu'il y a de mieux pour mon enfant"
• "Je veux le protéger de tout afin qu'il ne lui arrive rien".
• "Je vais l'aligner afin qu'ils suivent le droit chemin comme moi".
• "Tu ne devrais pas faire ci, tu ne devrais pas faire ça".
• "Cette personne n'est pas bonne pour toi".

Qui n'a pas entendu ces phrases. Qui n'a pas, un jour ou l'autre, dit ces phrases. Et pourtant posons-nous la question. Est-ce vraiment la bonne façon d'élever un enfant ?? En le protégeant de tout, est-ce qu'on ne l'empêche pas plutôt de ne jamais être en mesure de se protéger de quoi que ce soit ?? L'être humain apprend plus lorsqu'il fait des erreurs, lorsqu'il frappe un mur, lorsqu'il se blesse. Si on fait en sorte que son environnement soit débarassé de tout ce qui négatif, nocif pour lui, n'obtient on pas le contraire de ce que l'on recherche ??

Apprendre à un enfant à devenir grand, c'est le laisser faire des erreurs, c'est le laisser aussi se placer dans des situations qui peuvent être difficiles pour lui. Cela ne veut pas dire de l'abandonner, cela veut dire de lui tendre la main au bon moment et de la bonne manière. Il apprendra la bonne façon de faire à partir de ses erreurs. Il apprendra aussi la résilience en subissant des coups durs. Il se servira de ses expériences, bonnes ou mauvaises, afin de grandir dans la vie. Nous en ferons alors une personne meilleure, une personne plus humaine plutôt qu'une personne habituée à tout avoir, habituées à nourrir son être sans effort.

Laissons nos enfants prendre leurs propres décisions. Même si on pense qu'ils font fausse route. Même si on pense qu'ils ont tort. Peut-être la décision les menera-t-elle exactement où ils veulent aller et non où on veut qu'ils se dirigent. Que savons-nous de leurs rêves, de leurs aspirations ?? Peut-être peuvent-ils réussir là où nous-mêmes avons échoué. Quel est le but d'élever un enfant ?? En faire une copie de nous-mêmes ?? En faire des adultes responsables, maîtres de leurs vies et ayant leurs destinées bien en main ?? Personne n'est né pour un petit pain. On a le pain que l'on mérite. IL y a le pain pour lequel on a mis les efforts. Il y a le pain que les autres ont décidé que nous aurions. Quel pain souhaitez-vous que votre enfant obtienne ??

Il n'y a pas de plus belle récompense pour un parent que de voir son enfant s'engager avec confiance sur le chemin qu'il s'est lui-même tracé.

mercredi 28 août 2013

Bonne rentrée !!


Debout 1 heure avant le temps. L'air endormis après une nuit plus ou moins reposante. Fins prêts dans leurs nouveaux habits. Espadrilles neufs aux pieds. Déjeuner avalé en vitesse. La nervosité se lit sur leurs visages. La nervosité, mais aussi la joie. Ce matin, armés de leurs sacs à dos trop lourds et de leurs boîtes à lunch, ils vont envahir les rues pour se rendre à l'école. Aujourd'hui, pour des milliers d'élèves, c'est la rentrée scolaire.

Jour béni pour les parents, jour mêlé de nervosité et de joie pour les enfants. Béni pour les parents ? Oui car depuis plusieurs jours, voire quelques semaines, les enfants ne savent plus quoi faire de leur temps. Mélange de nervosité et de joie ? Oui car les enfants ont hâte de savoir qui sera leur professeur. Ils veulent que ce soit Annie, Claude ou Isabelle, mais surtout pas André car il parle fort et il est sévère. La joie, elle, liée au plaisir de retrouver leurs camarades de classe desquels ils auront parfois été séparés le temps d'un été.

Certains iront à l'école en autobus d'autres, en marchant. Les anciens, ceux pour qui ce n'est pas la première fois, auront sûrement besoin de plusieurs jours pour se remémorer toutes les règles de sécurité qui entourent leur périple vers l'école. Ceux pour qui c'est la première fois, devront les apprendre et les mémoriser. Il ne s'agit pas de simples règles de grammaire car leur vie en dépend.

Nous aussi les automobilistes, auront à se rappeller des règles qui régissent le transport scolaire en général. La signalisation des autobus jaunes subitement de retour sur nos routes, les limites de vitesse aux abords des écoles, les brigadiers scolaires qui assurent la traversée des grandes artères. Tous ces réflexes, endormis pendant la saison estivale, devront nous revenir vite en mémoire car leurs vies en dépend.

Faisons preuve de bon sens nous, les automobilistes. Le mot d'ordre: anticipation. Soyons prudents et aux aguets. Anticipons le moment où l'autobus va s'arrêter pour faire monter des élèves. Anticipons le moment où le brigadier scolaire fera traverser son troupeau d'enfants et organisons-nous pour qu'il puisse le faire de façon sécuritaire. Les limites de vitesse sont de 30 km/h dans les zones scolaires, respectons-les. Mais n'oublions pas que pour se rendre à l'école, les enfants doivent emprunter des rues sur lesquelles les limites de vitesse ne sont pas diminuées. Dans ces cas, ne roulons pas trop vite, faisons attention à ces enfants qui déambulent, n'étant pas toujours conscients du danger.

Rien ne sert de courir, il faut partir à temps. Les enfants dans la rue ou les autobus scolaires vous occasionnent du stress ? Partez avant qu'ils n'envahissent les rues, ou après qu'ils les aient désertées. Ralentir, être aux aguets. La vie d'un enfant vaut plus que 10 minutes de retard.

lundi 26 août 2013

Terreur dans la nuit

Elle revenait la hanter tous les soirs. Vers 23:00. Tous les soirs, la même rengaine. L'anxiété gagnait Louise et ne relâchait son emprise que le lendemain, au lever du soleil. Battements de cœur saccadés, sueurs froides, tremblements faisaient maintenant partie de ses nuits et ces symptômes revenaient sans cesse, inlassablement. Depuis que Raymond, son mari, avait accepté un poste de gardien de nuit dans une usine de l'est de la ville, à 5 minutes de chez lui, elle redoutait toujours le moment de son départ. Le moment où il la laissait seul dans cette grande maison de 3 étages, devenues trop grandes pour eux depuis le départ des enfants et la mort de Biscuit, le chien de la famille. Au début, ce n'était qu'une peur passagère. Comme un enfant qui craint la présence d'un monstre sous son lit. Elle finissait par s'endormir et le lendemain matin, lorsqu'elle se réveillait, Louise se rendait bien compte qu'elle avait eu peur pour rien.

Puis, Monique, la voisine d'en face lui raconta la mésaventure d'Armand, le vieillard au dos courbé, qui habitait seul la maison verte sur le coin de la rue. Armand avait été attaqué par deux jeunes voyous masqués qui s'étaient introduits par effraction dans sa maison. Il dormait profondément dans sa chambre, au rez-de-chaussée, lorsque les voyous s'étaient introduits par une fenêtre du sous-sol. Sans que l'on en connaisse la raison précise, les 2 voyous s'étaient attaqués au vieillard le rouant de coups au visage, dans le dos, dans le ventre et dans les côtes. Le vieillard avait été retrouvé 2 jours plus tard par le jeune camelot, inconscient par terre sur le plancher de sa chambre. Et aujourd'hui, un mois après l'attaque, le vieillard ne s'en était pas encore remis, souffrant de contusions graves et de pertes de mémoire, résultat direct des coups portés à la tête.

Depuis, Louise ne dormait plus. Elle en était incapable. Dès que Raymond quittait leur logis pour aller faire son quart de nuit à l'usine, elle s'étendait sur son lit et, inquiète, écoutait tous les bruits provenant de l'intérieur et de l'extérieur de la maison. Or ce soir-là, il était 23:00 et Raymond s'apprêtait à partir. Comme d'habitude, elle le reconduisit à la porte, l'embrassa et lui souhaita une bonne nuit de travail. Puis, elle refermât et verrouilla la porte derrière lui. Elle refaisait tous les soirs le même manège car avec le temps, la serrure du loquet de la porte s'était usé, ce qui le rendait difficile à verrouiller de l'extérieur. Louise tenait absolument à vérifier que la porte était bien barrée. Elle monta à l'étage, enleva sa robe de chambre et s'étendit sur le lit, somnolente.

Au beau milieu de la nuit, vers 2:00, un bruit provenant du rez-de-chaussée la tira de sa somnolence. Elle se releva dans le lit, scrutant l'obscurité et essayant de percevoir le moindre bruit. Elle entendit ce qu'elle crut être des pas sur le balcon. Presque inaudible. Comme si quelqu'un marchait sur la pointe des pieds. Elle se leva d'un bond et souleva le matelas. Elle chercha à tâtons dans la noirceur et mit la main sur le canon froid de la carabine de chasse de Raymond. Après qu'elle eut vérifié qu'une balle se trouvait dans le chargeur, elle descendit l'escalier qui la menait au rez-de-chaussée dans la noirceur la plus complète. Des gouttes de sueur perlait sur son front, ses mains étaient moites et elle sentait dans ses tempes, son cœur qui battait la chamade. Tout à coup, par la fenêtre de la porte, elle vit une ombre bouger. Elle releva le fusil avec son avant-bras, prête à faire feu et saisit le téléphone de sa main libre, pour appeler son mari. Un coup de sonnerie, deux coups, l'inconnu sur le balcon s'en prenait maintenant à la serrure, trois coups toujours pas de réponse, elle vit le verrou tourner lentement, elle sut donc que l'inconnu avait déverrouillé la porte. N'y tenant plus et rongée par l'angoisse en repensant au vieillard sur le coin de la rue, elle tira un coup de carabine à travers la porte d'entrée. Une partie de la porte vola en éclat et l'inconnu s'écroula sur le balcon. "Poste de garde, Germain à l'appareil" dit une voix en décrochant le téléphone, "Est-ce que Raymond est là ??" lui dit Louise la voix tremblotante. "Non, il vient de quitter pour retourner à la maison à cause d'une migraine, je peux vous aider ??". Un long moment s'écoula. "Allo Madame ?? Allo ???".

mercredi 21 août 2013

Dépression je te hais !!!

Bientôt un an. Un an déjà que je suis revenu au boulot après 10 mois de congé. En dépression j'étais. Où devrais-je dire en dépression je suis ? Car que je le veuille ou non, je le suis encore. Du moins certains jours je le pense réellement. Les épisodes de hauts et de bas se succèdent toujours. Parfois à un rythme effréné. J'ai de la difficulté à dormir. Non pas à m'endormir car je peux tomber endormi presque partout. Je m'endors rapidement mais ce n'est jamais pour très longtemps. Et le pire, c'est que mes bagarres épiques contre l'anxiété est les crises de panique sont presque quotidiennes. Quand je me sens bien, je me sens bien. Quand je vais mal c'est l'enfer. L'enfer pour moi mais aussi pour les autres qui m'entourent. Ma mauvaise humeur est indomptable et ce, malgré tous mes efforts. Et lorsqu'elle s'abat sur mes proches, c'est souvent dévastateur. Comme une tornade, elle est subite, cinglante.

Je ne pensais pas écrire ça maintenant. Pas après tout ce temps passé à travailler sur moi et à essayer d'améliorer différentes facettes de ma personne. Vivre comme cela, c'est difficile. Oh je sais, il y a des choses pires que ça dans la vie. Des maladies plus graves, voire même mortelles. Je ne suis pas en danger de mort c'est vrai. Mais parfois, je me sens mal. Mal dans ma peau. Suis-je bipolaire ? Je me pose sérieusement la question.

J'essaie de comprendre pourquoi. Rien n'y fait. Je ne comprends pas. J'ai pourtant tout pour être heureux. Faut croire que la dépression ne dépend pas que de notre bonheur. Aujourd'hui je souffre. Je souffre beaucoup. Je ne me sens pas dans mon assiette. Pourtant, c'est une journée hyper importante pour une de mes filles. Elle passe son permis de conduire à la SAAQ. Et pourtant, je ne suis pas capable d'absorber son stress et de faire en sorte qu'elle se sente rassurée. Je ne suis pas en mesure de faire ce que tout bon père devrait faire pour son enfant en ce jour si important. Je suis absent. Présent mais absent.

vendredi 16 août 2013

L'autisme ?? Parlons en !!!!

Selon Wikipédia: "L'autisme ou plus généralement les troubles du spectre autistique (TSA) sont des troubles du développement humains caractérisés par une interaction sociale et une communication anormales, avec des comportements restreints et répétitifs." Ouf pas très simple comme définition. Anormales ?? Mais quelle est la définition d'anormales ?? Comme je le dis souvent, mes deux filles adolescentes parlent dans leur bouche. C'est-à-dire que comme tous les ados de leur âge, elles n'ouvrent pas la bouche pour parler. Est-ce à dire qu'elles ont des communications anormales ? Je ne sais pas. Comportements restreints et répétitifs. Depuis le début de l'été, en effet, elles mangent, regardent la télé, pitonnent sur leur cellulaire. Ensuite ? elles mangent, regardent la télé, pitonnent sur leur cellulaire. Et demain ?? Je vous laisse deviner la suite. Un doute soudain m'envahit. Seraient-elles autistes ?? J'interroge mes collègues de travail. Même réponse au sujet de leurs ados. Et moi ?? Je mange, je travaille, je dors. Ouf j'ai peur.

Pour me rassurer et en savoir plus, voyons voir ce qu'en dit le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM IV). "L'autisme est un trouble envahissant du développement (TED) qui est caractérisé par des altérations graves du développement dans les trois domaines suivants : Communication verbale et non verbale ; Interactions sociales ; Comportements, intérêts et activités qui sont restreints et stéréotypés." Bon, je ne suis pas plus avancé. Bien qu'utilisant des mots différents, cette définition veut essentiellement dire la même chose que celle de Wikipédia.

Alors comment définir c'est quoi l'autisme. Comment peut-on reconnaître un enfant qui est atteint d'autisme ? D'abord, est-ce qu'on dit atteint d’autisme ? Je ne sais pas. Est-ce une caractéristique ou une maladie. Est-ce qu'on a l'autisme ou est-ce qu'on est autiste ? Voilà la question.

Je m'intéresse à l'autisme depuis plusieurs mois déjà. En fait, depuis que mes études en psychologie m'ont amené à me documenter et à lire sur le sujet. Le fils de mon meilleur ami est autiste. TED pour être précis. (ouf si la définition n'est pas très précise, on ne peut pas dire que ça manque de vocabulaire.) Le TED et un Trouble Envahissant du Développement. Un trouble dans la famille du spectre autistique. Je dois le dire, j'adore cet enfant. Et il me le rend bien. Il y a entre lui et moi quelque chose de spécial et de presque magique. Il a son intelligence bien à lui. Une façon de voir les choses qui me fascine. Il est très drôle et je m'amuse beaucoup en sa présence. Bref il a une personnalité bien à lui. Différente de celle des autres, comme c'est le cas de tous les enfants, autistes ou non.

Le fils d'une amie aussi est autiste. Et la fille d'une autre. Pour ma part, je n'ai pas d'enfant déclaré autiste. Mais ça ne m'empêche pas de m'impliquer à ce niveau. À ce titre, je fais partie du conseil d'administration de la Fondation Autisme Montréal (je vous invite à visiter le site pour voir nos services et pourquoi pas, participer à nos activités de financement ou faire un don !!!). Comme ça. Sans intérêt personnel. Et j'y rencontre des gens vraiment intéressants et dévoués à la cause. Des parents qui ont des enfants autistes et qui vivent des difficultés de parents. Comme tous les autres parents. Mais ils ont d'autres difficultés dont ils aimeraient bien se passer. Les listes d'attentes, les écoles spécialisées, les classes spéciales, les préjugés. Ils se battent. Et le feront toute leur vie pour leur enfant. Car pour eux ce ne sont que des enfants "différents". Comme le sont tous les enfants. Bien menteur celui qui oserait me dire que 2 enfants sont identiques. Ce n'est pas possible. Même les jumeaux identiques ne sont pas identiques.

Pour ma part, je préfère considérer l'autisme comme un état et non une maladie. Les plus "vites" d'entre vous auront rapidement perçu dans mon texte que j'ai utilisé le verbe être. J'irais même plus loin en disant qu'ils sont tout simplement différents. Après avoir lu ce texte, est-ce que tous les neurotypiques comme moi oseront dire la même chose ?? Je le souhaite. Car ils sont d'abord et avant tout des être humains. Comme nous tous.

mardi 13 août 2013

L'union fait la quoi ??

La force. On dit l'union fait la force. Et la force, ça sert à quoi ? Euh bonne question. Une fois qu'on s'est unis suffisamment pour avoir la force on obtient quoi ?? La réussite. La réussite qui nous permet de réaliser de grandes choses. La réussite qui à notre manière permet de changer le monde. Changer le monde ? Impossible. Non tu as tort, si une seule personne essaie de changer le monde en répandant le bien autour d'elle, le peu qu'elle aura été capable de faire aura contribué à changer la vie, un tant soit peu, de quelqu'un. Et changer la vie de quelqu'un, c'est un peu ça changer le monde. Imaginez maintenant l'action de cent, mille, un million de personnes. Incroyable ce qu'on pourrait faire. Voilà pourquoi on dit que l'union fait la force. Chacun d'entre nous a le pouvoir et la capacité de changer le monde. Suffit juste de le vouloir. Suffit juste d'y croire.

Pourquoi parler de l'union aujourd'hui ? Parce que c'est le thème annuel d'un organisme qui me tient à cœur. Fin à la faim œuvre, depuis près de vingt ans, à combattre la pauvreté dans Lanaudière. 20 ans à distribuer de la nourriture à des gens qui en ont besoin. Des gens qui ont perdu leur emploi. Des gens malades et qui ne peuvent pas travailler. Des gens dont le salaire est trop faible pour subvenir aux besoins de toute la famille. Des gens qui….Bref, chaque personne qui a besoin d'aide a une histoire. Et en quelque sorte, cette histoire est unique. Peu importe ce qui leur est arrivé, ces gens cognent à la porte de cet organisme car ils ont besoin d'aide.

Heureusement, il y a des gens qui ouvrent cette porte. Des gens sont prêts à leur tendre la main pour les aider, pour qu'ils se sentent moins seuls. Certaines personnes qui aident connaissent la misère, d'autres l'ont connu et d'autres ne l'ont jamais connu. Ils sont tous pourtant conscients d'une chose. C'est que cette misère existe et qu'il faut la combattre. Ils savent aussi que personne n'est à l'abri de cette misère. Alors que font-ils ?? Ils s'unissent. Pour avoir la force. La force de combattre la pauvreté. La force de combattre la misère. La force de combattre l'isolement.

Ils investissent alors de leur temps. De leur temps et de leur personne pour aider les autres. Pour aider à soulager cette souffrance. D'autres n'ont pas beaucoup de temps mais ils trouvent un moyen d'aider. Et tous ensemble, ils réussissent à repousser la misère. Ils ne l'élimineront probablement jamais car elle a la couenne dure cette misère. Elle est tenace et elle aime s'acharner sur le monde. Et parfois, elle peut même s'abattre plusieurs fois sur les mêmes personnes. Mais tant qu'il y aura des gens pour repousser cette misère, pour lui barrer le chemin et l'empêcher de progresser, il y aura de l'espoir. L'espoir de changer le monde afin qu'il soit "plus meilleur".

jeudi 4 juillet 2013

Projet de mission humanitaire: direction Pérou !!

Et oui vous avez bien lu.  Je pars en mission humanitaire.  En fait, nous partons car si France peut se libérer, elle partira avec moi.  Mais pas tout de suite, au printemps, 2014.  Notre mission cette fois-ci : les enfants de la rue à Lima au Pérou.  Lors de mes recherches sur internet,  j'ai découvert un organisme qui organise des stages de 2 à 4 semaines dans un pays d'Amérique latine ou d'Afrique.  Je me sens attiré par le Pérou. En fait j'ai choisi ce pays pour faire le stage.  Je ne sais pas trop pourquoi je l'ai choisi.  Mais comme la plupart des choix que j'ai fais sans raisons logiques dernièrement, je vais probablement découvrir le pourquoi une fois là-bas.  Ou après, quand je serai revenu. 

Pourquoi une mission humanitaire, me direz-vous ?  Parce qu'il est injuste qu'un enfant souffre et ce, peu importe où il se trouve sur la planète.  Parce qu'il est injuste qu'un enfant n'ait pas droit à une enfance digne de ce nom.  Parce qu'étant donné qu'on ne choisit pas où on nait, je crois que tous les enfants du monde méritent une chance égale d'avoir une vie saine, remplie de joies, de défis et où les possibilités sont infinies.  Utopique allez-vous me dire.  Oui probablement.  À moi seul et même à 2, je ne crois pas être en mesure d'éliminer toutes les souffrances des enfants de ce monde.  Mais si je fais une différence dans la vie de quelques enfants et que nous sommes plusieurs à le faire, et que le désir d'aider devient contagieux, et et et .......qui sait ce qui peut arriver.   Pour construire une cathédrale, il a bien fallu poser la première pierre, et par la suite, une par une, poser toutes les pierres pour en arriver au résultat.  Alors, ne me dites pas que c'est impossible que ce soit fait.  C'est impossible que ce soit impossible.  C'est impossible pour celui qui n'essaie pas.  Les derniers événements de ma vie me font croire que tout est possible.

Pourquoi ne pas aider les enfants d'ici, me direz-vous ?  Parce que je m'implique bénévolement dans 3 organismes d'ici qui viennent en aide, directement ou indirectement, aux enfants d'ici.  Ces organismes sont  Fin à la faim qui vient en aide aux familles de Lanaudière en offrant un service de dépannage alimentaire,  le centre Équi-Sens qui offre des sessions d'équithérapie à une clientèle très variée et La Fondation Autisme Montréal qui a pour mission de contribuer à une meilleure qualité de vie pour les personnes autistes et leurs proches en apportant une aide financière aux organisations du Grand Montréal qui œuvrent dans cette voie.  Comme vous voyez,  je n'oublie pas les enfants de mon coin de pays.  Bien au contraire !!

Le but de ce billet, n'est pas seulement de vous faire part de mon désir de partir.  Le but de ce billet est de vous demander quoi faire.  Pour pouvoir partir, je vais devoir amasser les fonds nécessaires.  Je vais devoir organiser une campagne de financement.  Pour le projet Un cheval pour Jérémie, ça n'a pas été facile.  Ça n'a pas été de tout repos.  Nous avons même failli abandonner.  Mais nous avons tenu le coup et ça en valait la peine.  Jérémie aura sa session d'équithérapie en automne.  Mais pour revenir à mon sujet.  J'ai une question pour vous.  Que devrais-je faire pour que ma campagne de financement fonctionne ?? Que faudrait-il faire pour que les gens embarquent ??  Merci.

lundi 17 juin 2013

Fin de semaine chargée et riche en émotions !!!!

Nous avons vécu en fin de semaine des moments riches en émotions de toutes sortes.  Une fin de semaine chargée du genre, "Cool" mais pas trop souvent  !! Une fin de semaine remplie d'instants de pur bonheur, de tristesse, de joie, de fierté.  Bref, toute une fin de semaine pour le grand émotif que je suis et dont les bons souvenirs sont très nombreux.

Tout d'abord, il y a eu le Relais pour la vie contre le cancer, à Repentigny.  Vendredi matin, nous nous sommes donc rendus sur le site du Relais, question de faire du bénévolat.  Pliage de chandail du Relais, rires et placotage étaient au rendez-vous.  Et puisque la nuit serait longue, une petite sieste en après-midi s'imposait.  Vers 18:30, ce fut le départ du Relais.  En étant à mon 2e relais, je savais maintenant ce qui m'attendait.  Mais il reste quand même que la marche des survivants est un moment rempli d'émotions et je n'ai pas pu m'empêcher, tout comme l'année dernière de verser quelques larmes.  Ensuite, le Relais se met en marche et c'est parti pour une nuit blanche.  Tout au long de la nuit, musique, danse, jeux étaient au rendez-vous.  Le froid aussi d'ailleurs s'était invité.  Après le lever du soleil, nous avons quitté le site du Relais car une autre activité nous attendait.


En effet, c'était le spectacle des enfants à Équisens.  Après une douche rapide et un déjeuner au Tim, nous nous sommes rendus à Terrebonne pour l'activité qui clôturait la session de Équisens.  Après une semaine riche en bouleversements de toutes sortes chez Équisens,  déménagement et réorganisation inclus, nous voici donc prêt à débuter le spectacle. 

Malgré la nervosité des chevaux et la fatigue et l'anxiété des humains, tout s'est déroulé de merveilleuse façon, les enfants étant heureux de démontrer leurs progrès et leurs exploits et les parents, éblouis et émus de voirs leurs rejetons se surpasser en cette journée où la motivation était à son comble.

À ce moment là, je dois avouer que ma fatigue commençait à l'emporter. Mais le sourire de Luka, la fierté de Audrey et le dépassement de soi dont ont fait preuve Camille et Sophie dans leur parcours m'ont donné un regain d'énergie qui m'a permis de continuer et de terminer la journée.  Fallait les voir, tous ces enfants, effectuer leur parcours devant le regard et les applaudissements des parents !!  La fierté se lisait sur les visages et c'était vraiment beau à voir.  La fierté et l'émotion des parents aussi étaient beaux à voir.

Et la température, que dire de la température sinon qu'elle était parfaite !!!  Deux jours de beau temps de suite alors qu'on a de la difficulté à avoir des journées de beau temps.  Mais, comme je le disais récemment, on récolte ce que l'on sème et il n'arrive que du bon à ceux qui répandent le bien.

mercredi 5 juin 2013

Semaine Québécoise des personnes handicapées.

Cette semaine est la semaine Québécoise des personnes handicapées.  Pourquoi donc ??? Encore une autre semaine spéciale ?? Est-ce bien nécessaire d'avoir une semaine spéciale pour eux ????  N'ont-ils pas tous les droits dont ils ont besoin ???

Oui en effet, ils ont les mêmes droits que monsieur et madame tout le monde.  En théorie.  En pratique c'est une autre histoire.  Il est vrai que beaucoup de travail a été fait ces dernières années pour faciliter l'accès des personnes handicapées aux différents lieux publics.  Il est vrai qu'ils ont accès aux services d'autobus réguliers.  Il est vrai que la plupart des stationnements ont des places réservées.  Il est vrai que dans certaines files d'attente ils sont privilégiés.  Voilà beaucoup de progrès dans leur qualité de vie direz-vous.

Mais le plus gros du travail reste à faire.  Et ce travail, c'est dans nos têtes qu'il doit se faire.  Car même si la plupart des gens leur reconnaissent à voix haute tous ces droits, ils demeurent que dans la tête de certains, les préjugés sont bien ancrés.  Qui n'a jamais pesté lorsqu'obligé de céder sa place dans les transports en commun ?? Qui ne s'est pas impatienté parce qu'une chaise roulante leur bloquait le passage ou ralentissait le flot humain ??  Qui n'a pas pogné les nerfs parce qu'incapable de comprendre quelqu'un qui a de la difficulté à s'exprimer ??  Qui a répondu non à chacune de ces questions ???

Bien peu de gens peuvent se vanter d'avoir répondu non à toutes ces questions.  Voilà pourquoi une telle semaine existe.  C'est afin d'éliminer tous les préjugés qui existent encore.  Afin de nous rappeller la patience et la tolérance.  Afin de nous faire penser que ces personnes sont des humains à part entière.

Profitons de cette semaine spéciale afin de réfléchir à nos propres préjugés.  Faisons en sorte qu'à chaque semaine, ce soit leur semaine.

mercredi 29 mai 2013

Se rappeler pour ne pas retomber

À ne pas manquer sur Canal-Vie: l'émission Simplement vedette qui parle de dépression.  Quatre artistes québécois nous parlent de leur expérience et du combat qu'ils ont mené et qu'ils mènent encore contre cette maladie.  Moi qui suis passé par là, j'imagine le courage de ces 4 personnes d'avouer leur maladie au petit écran.  Les préjugés sont tenaces et ils sont difficiles à éradiquer.

J'ai été troublé, pour ne pas dire traumatisé par cette émission.  Je savais exactement de quoi ces personnes parlaient lorsqu'elles décrivaient leurs malaises, symptômes, mal de vivre, crises d'angoisse et autres.  Pour les avoir vécu, je sais à quel point c'est souffrant.

Je sais qu'il est très difficile aussi que notre entourage ne comprenne pas ou ne réalise pas à quel point ce que l'on vit est grave et difficile.  À quel point la détresse qui peut nous atteindre est profonde.  Certains pensent qu'on exagère, certains croient qu'on peut s'en sortir facilement, certains sont tous simplement indifférents.

Pourtant, le support de notre entourage est très important.  Je l'ai déjà dit et je le répète: c'est primordial pour la guérison.  C'est sûr, on doit aussi y mettre du sien.  Mais supporté par les autres, c'est beaucoup plus facile.

Jamais je ne serai indifférent à quelqu'un de mon entourage qui souffre de dépression majeure.  Je l'aiderai et le supporterai du mieux que je peux.  S'il s'aide lui-même bien sûr.  Car je sais.  Et le fait de savoir compte beaucoup.

Et c'est parce que je sais que je vais tout mettre en œuvre pour que cela ne m'arrive pas une 2e fois.  Voilà pourquoi ce genre d'émissions de télévision est utile pour moi.  Car il me permet de me rappeler.  Me rappeler pour ne pas retomber.

mardi 7 mai 2013

En route vers l'avenir

Il s'est écoulé plusieurs semaines depuis mon dernier billet sur ma dépression.  Pourquoi ??  Peut-être parce que je n'avais pas grand chose à en dire.  Cependant, pendant toutes ces semaines, je n'ai cessé de travailler.  De travailler sur moi.  De faire en sorte de voir et de faire les choses autrement.  D'une autre façon.  J'ai découvert que le bonheur ne nous est pas donné.  C'est à nous d'aller le chercher et ce, ou qu'il puisse se trouver.  Et une fois que nous l'avons trouvé, c'est notre devoir de l'apprécier et de faire en sorte qu'il ne nous quitte plus jamais.

Depuis quelques temps, je pose, une par une, les pièces du casse-tête de ce que sera ma vie dans les prochaines années.  Comme tout le monde j'ai des rêves.  Mais aujourd'hui je sais qu'il n'y a que moi qui puisse faire quelque chose pour que ces rêves se réalisent.  Il n'y a que moi qui puisse enligner ma vie et toutes mes énergies à la réalisation de ces rêves.  C'est de cette façon que les rêves se réalisent.  En étant à l'affut de toutes les occasions qu'il nous est donné de s'approcher un peu plus de ces rêves. Les occasions nous sont souvent présentées sur un plateau d'argent.  Seulement, parfois aveuglé par je ne sais quoi, on est pas en mesure de les saisir et parfois, pas même en mesure de les reconnaître.  Pourtant, elles sont là.  Elles sont partout.

Malheureusement, pour pouvoir les voir, j'ai dû faire une dépression.  J'ai dû descendre au plus profond de moi-même avec toute la souffrance que cela implique.  J'ai dû traverser tous ces moments pénibles ou moi-même je ne savais pas si je m'en sortirais.  Tous ces jours et toutes ces nuits à me poser les éternelles mêmes questions dans ma tête.  Tous ces jours et toutes ces nuits à tourner en rond dans la maison.  Il m'aura fallu 10 mois pour m'en sortir, non en fait pour redevenir fonctionnel.  La dépression n'est pas comme un rhume.  Un rhume, on finit par passer au travers et redevenir comme avant.  Avec la dépression, on ne redevient plus comme avant.  En fait, notre personne d'avant la dépression n'existe plus.  Je ne vois plus les choses comme avant.  Je les ressens.  Je suis plus sensible aux autres.  Plus à l'écoute des autres.  Mais je suis aussi plus à l'écoute de ma personne.  Je fais maintenant partie des gens dont je m'occupe le plus.  Terminé pour moi de faire des choses qui ne me plaisent pas.  Terminé pour moi d'accepter de faire des choses alors que je sais très bien que je n'ai pas le temps, ni l'énergie pour le faire.  Je ne suis plus au service des autres.  Je leur rends service du mieux que je peux et dans la mesure où il m'est possible de le faire (temps, argent, énergie, capacité).

J'avais des rêves jadis qui se transforment maintenant tranquillement en projets.  Des choses se concrétisent.  Tout se met en place de la façon dont je veux que ça se fasse.  Parfois, j'aimerais que tout avance plus vite.  Mais tout a un rythme et il faut le respecter.  Tout vient à point à qui sait attendre.  À qui sait attendre, reconnaître, et saisir les occasions. 

Rien n'arrive pour rien dans la vie.  Oui j'ai fait une dépression.  Ce n'est pas la pire chose qu'il puisse arriver dans une vie.  De toute façon la pire chose est une expression vraiment très relative.  J'ai fait une dépression et c'est probablement ce qu'il me fallait pour tout reconstruire.  Rafistoler sur des bases plus ou moins solides n'a pas été la solution pour moi.  Il aura fallu que je jete tout par terre et que je recommence à construire.  En me débarassant de ce qui n'était plus bon pour moi.  En gardant ce que je voulais garder.  La dépression n'a pas eu raison de moi.  Je l'ai vaincu.  Et j'en suis sorti grandi, meilleur.  Et honnêtement, maintenant, je considère qu'elle fut un cadeau pour moi, une délivrance.

Apprendre à apprécier

Selon le dictionnaire Larousse en ligne, ce mot possède quatre définitions.  La 1ère: Déterminer la valeur vénale d'un bien, d'un objet.  La 2e: Évaluer approximativement une chose mesurable.  La 3e: Juger de la valeur (intellectuelle, morale, artistique, etc.) de quelqu'un ou de quelque chose.  La 4e: Estimer quelqu'un, quelque chose, en faire cas, lui reconnaître du mérite, des qualités; aimer, goûter.

La 1ère définition, tout le monde la connait.  Sans problème.  L'argent fait tellement partie de nos vies maintenant.  Trop même.  On en a pas, c'est un problème.  On en a trop ?? Un autre problème.  La 2e, quiconque a déjà voyagé, ou estimé une distance est famillier avec cette autre définition du mot apprécier.  La 3e ne pose pas problème non plus.  Juste à voir les gens qui ont une opinion sur tout, positive ou négative me fait dire que cette notion est encore bien comprise et bien appliquée.  La 4e définition ??  Tout le monde sait aussi ce qu'elle veut dire mais bien peu de gens savent l'appliquer.

Savoir apprécier est devenu un art.  Quelque chose de précieux, de rare.  Qui sait apprécier de nos jours ??  Je ne sais pas.  Je n'en vois plus beaucoup d'exemples.  Pourtant c'est une chose si simple à faire.  Je ne me prétends pas meilleur que les autres.  Je suis peut-être un peu plus sensible que les autres. 

Rermercier le chauffeur d'autobus qui nous a ramené à la maison et qui s'est tapé le trafic pendant qu'on dormait, qu'on lisait ou qu'on écoutait de la musique.  Sourire, être gentil et remercier la personne qui nous sert notre café, peu importe l'endroit, tous les matins et qui le fait même si parfois elle n'en a pas envie.  Apprécier la serveuse qui a couru pendant toute l'heure du dîner afin que l'on soit servi rapidement.  Et la liste pourrait ainsi s'allonger: policiers, pompiers, garagistes, livreurs de journaux, éboueurs, etc.

Qu'est-ce qui fait qu'on en est venu à négliger d'apprécier ces gens là ??  Le fait que l'on paie ??  Payer pour un service ne veut pas dire que l'on doit traiter la personne qui nous rend ce service avec mépris et condescendance.  Chacun a sa place dans la société.  Et chacun y est important.  Peu importe le rôle qu'on y joue.  Car ce ne sont rien d'autre que des rôles.  Ceux pour qui leur rôle leur confère un statut social font fausse route.  Peu importe ton rôle tu n'est pas plus ni moins important que les autres.  Et demain, n'importe qui peut jouer ton rôle.

Savoir apprécier notre environnement aussi est devenu un art.  Qui donc s'émerveille encore devant la splendeur d'un coucher de soleil, la solidité d'une montagne, la fragilité d'un papillon, la curiosité d'une marmotte.  La nature est composée d'extrêmes et lorsqu'on prend le temps de l'apprécier,  on découvre toujours quelque chose de nouveau, quelque chose que nous ne savions pas.

À quelque part dans notre vie, il y a eu un moment où on savait apprécier.  Où on savait s'émerveiller devant toute chose.  Où on était reconnaissant.  Apprendre à apprécier est facile.  Perdre cet apprentissage est aussi facile sinon plus.  Cette semaine, je vous encourage à apprécier.  Apprécier ce que vous avez, apprécier les gens autour de vous, apprécier la nature et ses merveilles.  Dites merci et soyez reconnaissant.  Vous pourrez même apprécier l'effet que votre sourire aura sur les autres.  Et cela vous rendra plus heureux.

vendredi 12 avril 2013

L'envers de la médaille des réseaux sociaux

Les réseaux sociaux !! Qui n'en a pas entendu parler.  Faudrait vivre en ermite de nos jours pour ne pas savoir que ça existe.  Que ce soit à la radio, dans le journaux, à la télévision, tout le monde parle des réseaux sociaux.  Comme si c'était devenu un outil essentiel à notre vie.  Comme si maintenant on ne pouvait plus s'en passer.

On y trouve des bonnes informations sur beaucoup de sujets.  On y trouve aussi des liens vers des sites hyper intéressants.  On y trouve des choses tantôt drôles, touchantes, qui nous font sourire ou nous font réfléchir.  On y trouve aussi des gens intéressants, amusants, gentils, aimables, provenant de tous les pays sur la planète et avec qui on peut avoir des conversations intéressantes et très enrichissantes.  On s'y fait des amis, des connaissances, des contacts.  On y rencontre des gens qui nous aident à grandir.  On aide aussi d'autres personnes à grandir parfois.  On s'y confie, on écoute les autres.  On console, on rigole.
Malheureusement, on y trouve aussi tout ce qui représente l'antipode de ce que j'ai énuméré dans le paragraphe précédent.  On y trouve le manque de respect, la mesquinerie, le mépris, l'escroquerie, le harcèlement, l'intimidation, les insultes.  On y trouve des gens frustrés, qui cachés derrière leur clavier, se permettent de cracher leur venin dans le plus parfait des anonymats.  Des gens qui, tout en donnant leur opinion, qu'on ne veut pas connaitre d'ailleurs, en profitent pour se venger du fait qu'ils n'aient pas de vie ou pour calmer leur jalousie.  Sans compter toutes les insultes qu'on s'y lance et toutes les phrases gentilles du genre "Fais-toi soigner" !!!

En 2011, quatre personnes, vraisemblablement de sexe masculin ont eu l'idée géniale de violer collectivement une jeune femme (Rehtaeh Parsons).  Ce geste est tout simplement dégueulasse, intolérable, stupide, gratuit et injustifiable.  Non satisfait encore, 1 de ces 4 crétins (je reste poli) a déposé quelque part sur un réseau social une photo de l'agression en question.

Toutes formes d'intimidation est intolérable et condamnable.  L'intimidation sur les réseaux sociaux est une des pires formes d'intimidation.  Elle se fait au vu et au su de milliers voir de millions de personnes.  Et ce en quelques minutes seulement.  Elle détruit des vies, anéantit des personnes.  Tout ça pour quoi ?? Pour rire ?? Par simple méchanceté ??  Je crois que là ça dépasse les normes.  Il faut combattre ce fléau, dénoncer cette intimidation.  Investir des sommes d'argent dans ce problème afin que les jeunes qui en sont victimes obtiennent un certain support et que ceux qui intimident, soient punis de juste façon.  Les dommages sont immenses chez les jeunes qui sont victimes d'intimidation.  Des jeunes font des dépressions, d'autres posent des gestes irréversibles.  On DOIT en parler.  On ne doit pas fermer les yeux là-dessus.
 
Rehtaeh Parsons est morte dimanche dernier à Halifax.  Elle n'en pouvait plus.  L'intimidation a gagné une fois de plus.

lundi 1 avril 2013

Relais pour la vie 2013: Blitz

Ne reculant devant rien pour amasser des dons pour le Relais pour la vie, je fais tirer un exemplaire de mon livre sur la Gaspésie parmi tous ceux qui auront fait un don. 1 chance de gagner par dollar donné donc 50$ = 50 chances de gagner. Le prix est d'une valeur de 60$. Je mets aussi en vente mon livre pour 60$ et les profits seront versés au Relais et un reçu pour un don de charité sera fait en votre nom.

Pour jeter un oeil sur le le livre cliquez ici


Pour faire un don cliquez ici

vendredi 22 mars 2013

Relais pour la vie, Édition 2013, Société Canadienne du cancer

Chers amis,

Encore une fois cette année, je participerai au Relais pour la vie de la société canadienne du cancer.  C'est une cause qui me tient particulièrement à coeur.  Comme vous savez, c'est une maladie qui n'épargne personne.  Riches ou pauvres,  jeunes ou vieux, hommes ou femmes.  Dernièrement, nous avons appris la mort de la jeune Maélie 7 ans de Repentigny qui luttait contre la leucémie (voir l'article sur Maélie).    Et pour moi, un enfant ne devrait pas mourir.  Voilà pourquoi, je sais que mes efforts ne sont pas vains.  Ramassons de l'argent et faisons progresser la science afin de vaincre la maladie.

Je sais, on est sollicité de toutes parts.  Partout, on nous demande de l'argent.  À la longue, ça devient épuisant et comme les temps sont difficiles, il n'est pas toujours d'adon de donner.  Mais peu importe le montant, il n'y a pas de petit montant alors 5$, 10$, 20$...etc. peut aider dans ce cas-ci.

Je vous remercie à l'avance de votre générosité et lorsque, pendant la nuit, je marcherai contre le cancer, j'aurai une pensée pour vous.

Merci beaucoup de votre générosité !!!!

Pour faire un don, cliquez ici

lundi 18 mars 2013

L'information à l'ère du fastfood

Tout le monde le sait, de nos jours, tout va vite.  Trop vite.  Et les gens, de plus en plus pressés, ne prennent plus le temps de faire quoi que ce soit.  Je vois même venir le jour où les voitures seront équipées de fours micro-onde.  Pour préparer le souper tout en conduisant.

Mais, et vous vous en doutez bien, l'automobile n'est pas le sujet de mon billet.  Dans le domaine de l'information, ce besoin de vitesse se fait sentir de plus en plus.  On veut la nouvelle, vite, dans un court texte, prémâché, prédigéré.  Nous en sommes donc rendus à l'ère du fast food de l'information, ou de la désinformation.  Et on nous en sert à la pelletée.  Certaines entreprises qui contrôlent plusieurs médias, journaux, postes de télévision, radio, revues, sites web, en profitent alors pour nous passer ce qu'ils veulent comme information.  Alors au lieu d'avoir une information juste, c'est-à-dire qu'on nous relate les faits seulement, on se permet de commenter et de manipuler l'information de telle sorte que l'on devient des robots programmés à penser exactement comme les dirigeants de ces entreprises veulent nous entendre penser.

Par exemple, si l'opinion d'un politicien ne fait pas l'affaire d'un de ces dirigeants, la désinformation fera en sorte que la "nouvelle" se propagera avec distorsion, manipulation.  L'opinion publique sera donc contre le politicien et ces dirigeants d'entreprise arriveront donc à leurs fins.  Et si en plus,  la puissante entreprise contrôle aussi une entreprise spécialisée dans les sondages, le sort en est jeté.  C'est puissant un sondage comme outil de manipulation de masse.  Très puissant et ça, les médias le savent.  Beaucoup de gens, en regardant les résultats d'un sondage, changent d'opinion pour se conformer à la majorité.  Alors on peut faire dire ce qu'on veut à un sondage.  Pour des gens mal intentionnés, on ne peut avoir mieux.

Et nous, le peuple, ne sommes-nous pas capable d'avoir des opinions ??  Ne sommes-nous pas capables de penser et de réfléchir ??  Non car la plupart d'entre nous n'ont pas le temps pour ça.  Alors on gobe tout ce qu'on nous donne sans trop réfléchir.  

Si on fait preuve de bon jugement par rapport au fast food, pourquoi n'en est-il pas de même avec l'information ??  Pourquoi nous laissons-nous bourrer le crâne par la désinformation ? ? Disons NON à la désinformation.

jeudi 14 mars 2013

Journée internationale de l'insouciance !!

Aujourd'hui, je me sens bien.  Dangereusement bien même.  Genre trop en forme comme disent les adolescents.  J'ai donc décidé que pour conserver cette bonne humeur, je ne lirais pas de nouvelles.  De toute façon, on parle de quoi ces temps-ci ??  Toujours les mêmes choses.  Et honnêtement, j'en ai assez.  Cessez de brasser cette même soupe.  Elle est en train de pourrir.  En fait, elle est en train de nous pourrir l'existence.

Que ce soit le pape, la commission Charbonneau, le quatuor infernal que sont le PQ, le PLQ, la CAQ et QS, la course au leadership du PLQ, la course au leadership du PLC (entre vous et moi, ces courses sont loin de soulever les passions), les nombreux retours arrière du PQ, les scandales sexuels des prêtres et les manifestations étudiantes, j'ai décidé de faire preuve d'un je m'en foutisme irresponsable.  J'ai décidé qu'aujourd'hui, j'allais me foutre de tout ça, que je ne lisais pas un seul article là-dessus, et que je ne regardais pas un seul vidéo sur ces sujets chauds.  Et à vrai dire, je me sens vraiment bien avec ma décision.

C'est vrai quoi !!! Toutes ces nouvelles nous rendent grognons.  Je regarde sur les médias sociaux et qu'est-ce que font les gens ??? Ils grognent, chialent, critiquent.  Tout le monde bougonne.  Comme si cela allait changer quelque chose. C'est pire que ça !!! Ça nous rend malheureux.  Malheureux comme les pierres.

Alors, ne reculant devant rien et faisant preuve d'une imagination débordante, j'ai donc décidé de décréter cette journée, celle de l'insouciance.  Ce sera la journée internationale de l'insouciance.  Pourquoi internationale ??? Parce qu'on va se foutre de tout ce qui se passe chez nous et n'importe ou ailleurs.  On va prendre un break de tout ça.  On va se reposer.  Et je crois que ça va faire du bien.  Pourquoi ne pas accorder plus d'importance aux gens qu'on aime ??  Sur les réseaux sociaux, pourquoi ne pas en profiter pour se dire des gentillesses.  Se faire rire et faire rire les autres.  C'est vrai, on accorde plus d'importance aux gens qui défilent à la commission Charbonneau qu'à ceux qui ont vraiment de l'importance pour nous.  Et pourquoi pas ?? Payer donc un café ou une pointe de pizza à un itinérant.  Tendez la main à quelqu'un dans le besoin.  Souriez aux gens que vous croisez.  Mettez de la couleur dans votre vie et dans celle des autres.  Demain, et seulement demain, on reprendra toutes ces mauvaises nouvelles et on recommencera à s'en préoccuper.  Mais je suis persuadé qu'aujourd'hui, je me sentirai plus heureux.  Je suis persuadé que je voudrai revivre cette journée plus souvent.  Parce que je me coucherai avec du soleil dans la tête.    

Pour ceux qui s'interrogent, je n'ai rien bu et je n'ai rien fumé et pour ceux qui veulent me suivre dans ma folie, laissez-moi un commentaire pour que je sache qu'au moins, je n'aurai pas été le seul à faire le clown !!!

Sur ce, je vous souhaite une bonne journée de l'insouciance !!!!!

vendredi 1 mars 2013

L'exploitation de la race humaine

Choquant, répugnant, dégradant.  Il n'y a pas de mots assez forts pour décrire mon indignation face au reportage de l'émission Enquête de Radio-Canada concernant les conditions de travail de travailleurs chinois à l'usine de Foxconn en Chine.  Les images étaient saisissantes.  On y voyait des travailleurs chinois se faire insulter par leurs supérieurs, avant de commencer à travailler.  On a vu des travailleurs attendre pendant des heures pour obtenir un contrat de travail dans cette entreprise.  On a vu des travailleurs s'entasser à plusieurs dans des appartements, construits sur place, visiblement trop petits pour le nombre de personnes qui y habitaient et dans lequel ne se trouvait aucun luxe, aucun confort.  Dans ces appartements, ces travailleurs dorment dans des lits sans matelas, dans un environnement dont la salubrité est plus que douteuse.  En plus, ces travailleurs gagnent un soi-disant bon salaire, mais on a le culot de leur prélever un montant d'argent pour leur logis et leur nourriture.  Ce qui rend leur salaire, finalement, très ordinaire.  Pour finir, il y a des travailleurs, n'en pouvant plus de travailler dans cet environnement, mettent fin à leurs jours en se précipitant de la fenêtre de leur logis minable.  Pour pallier à ce problème, les responsables de l'entreprise ne trouvent rien de mieux à faire que d'installer des filets protecteurs au bas des immeubles.

Je suis resté marqué suite au visionnement de ces images. Je sais, je vis en Amérique du Nord, là où la vie est complètement différente.  J'ai la chance de demeurer dans une belle maison, de travailler dans un beau bureau confortable, de pouvoir me déplacer dans une belle voiture.  Oui effectivement, je suis très chanceux.  Mais aujourd'hui, je vois ça d'un autre œil.  Mon iPhone 4s de Apple, dont Foxconn est un des principal fournisseur, me semble pas mal moins attrayant depuis que je sais qu'il a été fabriqué au prix de vies humaines, au dépens de la dignité.  Tout comme plein d'objets qui m'entourent d'ailleurs et qui portent la mention "Made in China", probablement fabriqués dans les mêmes conditions.

Ce qui m'amène à parler justement de cette mode qu'est le "Made in China".  Tout ou presque tout maintenant est fabriqué ou peut être fabriqué en Chine, au pays du pas beau, pas bon mais pas cher.  Et ces articles se retrouvent ici dans tous les bons magasins où on pratique le culte du pas cher dont les fabuleux magasins à "1 piasssssse".  Nous consommons ces produits à outrance en Amérique du Nord car maintenant nous sommes vendus au culte du pas cher.  On se fiche que ce soit bon ou non.  Ça coûte pas cher.  Et ces objets, à court terme, iront rejoindre tous les autres qui se retrouvent trop rapidement au dépotoir.

Interrogeons-nous sur nos habitudes de consommation.  Je pense qu'il y a là matière à réflexion.  Nous surconsommons créant  ainsi un problème de gestion de déchets chez nous.  En même temps, nous encourageons ce genre d'exploitation sauvage d'humains qui doivent produire en grande quantité pour étancher notre soif de posséder.  Ce cas-là en est un parmi tant d'autres.  Dans d'autres pays, ce sont  des enfants qui sont exploités.

En terminant, posons-nous la question.  Avons-nous réellement besoin de ce que nous achetons et de ce que nous désirons.