vendredi 16 novembre 2012

La crainte de la rechute

Depuis quelques semaine, c'est ce que je ressens.  La crainte de la rechute.  La rechute de la dépression.  Cela fait maintenant 1 an que j'ai été diagnostiqué.  Et malgré tout le chemin parcouru, à l'approche de cette date anniversaire, je ne peux m'empêcher d'y penser.  Et bien sûr, juste le fait d'y penser, génère en moi de l'angoisse.  De l'anxiété.

J'ai peur.  J'ai vraiment peur de rechuter.  Une peur paralysante qui m'empêche d'avancer.  Une peur, fondée ou non qui sape ma confiance en moi.  Une peur qui vient de je ne sais trop où.  Qui fait en sorte que je doute de moi, que je doute de mes moyens.  Qui fait en sorte que certains symptômes refont surface.  Des symptômes réels ou non.  Des symptômes tellement puissants qu'ils me font croire que je suis peut-être revenu trop vite.

Je ne me lance plus comme avant.  Professionnellement.  J'ai peur de me péter la gueule.  J'ai peur de trop m'investir dans des projets au bureau, de peur de replonger.  Alors je reste tiède....beige. C'est vraiment difficile.  Et, à ce qui parait, cela reviendra tous les ans, à peu près à la même période.  C'est en tout cas ce que d'autres personnes m'ont dit.  Des personnes qui sont passées par là...tout comme moi.

Moi qui n'a pas le moral très haut en novembre, me voilà avec une raison de plus d'avoir mauvaise mine.  Je crois que je vais aller me coucher......et me réveiller en décembre.

jeudi 8 novembre 2012

Objectif: donner généreusement

Le temps des fêtes est à nos portes. Déjà, plusieurs ont commencé à s'imprégner de ce temps festif de l'année (si je me fie aux voisins qui ont déjà allumé leurs lumières de Noël). C'est une période de réjouissances pour la plupart d'entre nous, de fêtes en famille et d'échange de cadeaux. Pourtant, pour plusieurs autres, la période des fêtes n'a rien pour se réjouir, et bien que ce sujet ne fasse pas la manchette présentement, il est toujours d'actualité pour nous, les mieux nantis, de donner.

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mardi 6 novembre 2012

Démission du maire de Montréal: mise en scène de pure victimisation?

Ça y est, c'est fait. Les allégations de la commission Charbonneau ont fait leurs oeuvres. On apprend, ce soir, la démission de maire de Montréal. Gérald Tremblay se retire de la vie publique, dans la tourmente, le mensonge, mais le plus surprenant, dans la victimisation.

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lundi 5 novembre 2012

Le hockey mineur: solution de rechange à la LNH en lockout ?

Photo courtoisie de France Lemoyne
Je viens d'assister à un match de hockey mineur. Les Sénateurs du CLL (Midget BB) rencontraient les Stars de Lachute. J'ai assisté à du jeu vraiment enlevant, surprenant. Moi qui m'ennuie du hockey de la LNH, je dois dire que j'ai été comblé.


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Élections présidentielles: Obama ou Romney ?

Obama ou Romney ? Le suspense des élections présidentielles américaines prendra fin mardi. Après je ne sais plus combien de longs mois à en entendre parler, nous connaîtrons finalement, ce mardi, la réponse à la question que le monde entier se pose.

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vendredi 2 novembre 2012

La commission Charbonneau: l'envers de la médaille ou la justice du peuple

Et oui, ça y est.  Je me suis lancé.  Devenu membre du Cercle de La Presse, j'ai publié mon premier texte ce matin.  C'est fou. Je me sens excité comme un enfant.  Mais cette sensation, je dois le dire, est des plus agréables.

Si vous le désirez, vous pouvez me lire en cliquant ici.

Et ne vous gênez pas pour commenter !!!!

mardi 30 octobre 2012

Civisme 101

Le sens du civisme.  Je sais, c'est plate entendre parler de ça.  En fait, personne ne veut en entendre parler sauf si quelqu'un manque de civisme à son égard.  Je vous raconte une petite anecdote.  Ce matin, je suis dans l'autobus.  Assis confortablement sur le banc directement derrière le chauffeur.  Juste en face du siège où il est écrit que le dit siège est réservé aux personnes à mobilité réduite.  Accompagnant cet écriteau, un pictogramme représentant une femme enceinte, une personne âgée avec une canne et une personne visiblement blessée à une jambe.  À moins de ne pas être très brillant, l'écriteau me semble assez clair. 

Sur ce siège, donc, est assise une femme d'une cinquantaine d'années, visiblement en bonne santé et n'ayant apparemment aucun problème de vision.  L'autobus est plein car le précédent, celui où j'étais dedans, est tombé en panne.  Et tous ceux qui étaient dans le même véhicule que moi ont dû prendre le bus suivant.  La dame en question a donc dû, elle aussi changer de bus et par le fait même, elle en semble vraiment irritée.  Quelques arrêts plus loin, une jeune femme monte dans l'autobus. Elle est sans aucun doute enceinte.  Elle se place debout devant madame Irritée dans le but de pouvoir s'asseoir puisqu'elle correspond exactement à un des pictogrammes décrits ci-haut.  Mais voilà que subitement, madame Irritée devient non-voyante et ne remarque pas, ou fait semblant de ne pas remarquer que la jeune femme est enceinte.  Moi qui suis très attentionné aux autres, je ne fais ni une ni deux et j'offre ma place à la jeune femme enceinte.  Je constate qu'aussi subitement qu'elle l'avait perdu, madame Irritée retrouve la vue.

Le trajet se continue ainsi jusqu'au centre-ville.  C'est long.  Je suis debout et il fait chaud.  Je suis donc content de moi d'avoir cédé ma place.  Arrivé à un arrêt, une dame relativement âgée monte dans le bus.  Pour y arriver elle doit se servir d'une canne car visiblement, quelque chose ne va pas avec sa jambe gauche.  Ayant de la difficulté à se tenir debout, elle se place donc devant madame Irritée qui une fois de plus a perdu la vue.  L'envie me prend soudainement de lui dire ma façon de penser.  Mais je me retiens. Après tout, je sais vivre.  Mais je me rends compte que je dois être quelqu'un de rare car personne ne se lève pour lui céder sa place.  Personne sauf, à mon grand étonnement, la femme enceinte elle-même !!!!!!

Madame Irritée, j'espère que vous lirez ce billet et que vous vous reconnaîtrez.  J'espère que vous n'êtes pas trop fière de ce que vous avez fait ce matin.  Car à 2 reprises, vous avez manqué votre coup de rendre ce monde un peu plus humain.

mardi 2 octobre 2012

La vie reprend son cours

Et voilà, depuis presqu'un mois maintenant je suis retourné au travail.  J'ai retrouvé ma vie d'avant ma dépression.  Ma vie faite de courses contre la montre, d'une routine quelque peu ennuyante et du trafic plus qu'il n'en faut à Montréal.  C'est ma 5ème semaine de travail et je dois déjà travailler 4 jours par semaine.  Lorsqu'on est 10 mois à l'écart de l'action, 6 petites semaines avant de se retrouver à temps plein c'est court……très court.  Je n'ai pas repris ma routine encore.  Loin de là.  Je ne sais pas non plus quand est-ce que je vais me sentir de nouveau à l'aise dans cette routine. 

Certes, la première semaine de travail fut très intéressante, voire stimulante.  Revoir mes collègues de travail préférés fut très vivifiant.  Après on doit reprendre notre routine.  Métro, boulot, dodo.  Dans mon cas c'est autobus, boulot, dodo.  Mais c'est du pareil au même.  De la routine.  Juste de la routine.  Avoir son quotidien programmé d'avance.  Savoir d'avance ce qu'on va faire et le faire car on est obligé.  Sans qu'on en ait nécessairement le goût.  Mais ne vous trompez pas, en revenant au bureau, j'ai été affecté à un projet très intéressant, très stimulant.  Ce n'est pas contre ce que j'ai à faire que j'en ai.  C'est contre la routine qui vient avec le travail.  C'est sûr cette routine est le lot quotidien de milliers de gens pour qui travailler sert à pouvoir obtenir l'argent dont ils ont besoin pour faire des choses intéressantes.  Pour s'échapper de cette routine.  Pour moi, maintenant ce n'est plus assez et bien que dernièrement ma vie personnelle ait pris un tournant très intéressant, et malgré le fait qu'au travail je suis associé à un projet très intéressant, j'ai besoin d'autre chose.  Il me manque quelque chose.

Étouffé par la routine et la course contre la montre, je n'ai plus le temps de rêver.  En dépression, j'avais le temps en masse de penser à ce que je pourrais faire pour rendre cette vie moins routinière, plus intéressante.  Maintenant que je suis pris dans la course effrénée qui vient de pair avec la routine, tous ces plans ont pris le bord.  Comment devrais-je faire pour retrouver ces rêves.  Comment pourrais-je faire pour donner suite à ces rêves et éventuellement les mettre en place.  Je n'arrive plus à y penser.  Je n'arrive plus à rêver.  La routine me pèse de plus en plus.   Mais je n'ai pas le choix.  Je dois travailler.  Comme tout le monde, j'ai des comptes à payer.  Voilà qui me ramène à ma réalité.  J'ai envie de dormir car je suis fatigué.  J'ai envie de liberté.  J'ai besoin de me sentir utile.  J'ai besoin de m'affairer à quelque chose qui fait que j'apporte une différence dans ce monde.  Je ne veux plus "routiner".  Quelqu'un a des idées ???

À suivre....

mercredi 29 août 2012

Le retour

Non, ce n'est pas une reprise du téléroman du même nom qui a tenu l'antenne voilà plus de 10 ans.  Il s'agit du mien.  De mon retour.  En fait, après une absence de presque 10 mois, je suis de retour dans ma propre vie.  Ça me fait du bien croyez-moi.  Un immense bien.  Après de nombreuses fois où j'ai douté que je serais de retour.  Après être descendu au fond du baril.  Mon retour est vraiment comme un vent de fraîcheur, une bonne brise après une journée de canicule.

Pourtant, cela ne veut pas dire que je suis devenu sûr de moi-même.  L'imminence de mon retour au travail m'amène son lot d'angoisse.  Retourner dans le même environnement que celui qui m'a vu couler n'est pas sans m'inquiéter.  Vais-je rechuter ??  Je ne sais pas, j'espère que non.  Car faut bien le dire, même si je suis prêt à un retour, il reste que je ne suis encore qu'à 75% de moi-même.  75% de celui que j'ai déjà été.  Et ce fameux 75% est attribuable en partie à la médication que je dois prendre.  Ce qui me rassure, c'est que je retourne dans cet environnement avec une autre vision des choses.  Pendant ces mois, j'ai appris à me respecter, j'ai appris à m'écouter, j'ai appris à me faire confiance.  Je ne suis plus tout à fait le même et c'est tout à mon avantage.  J'entrevois donc ce retour dans cet environnement d'un très bon oeil malgré mes  peurs et mes craintes.

Et puis, j'ai hâte de retourner.  Revoir mes collègues de travail.  Pendant cette pause, j'ai un peu vécu en marge de la société.  Et cette société, j'ai hâte de la réintégrer.  D'en faire partie.  Ma vie repart de plus belle, avec plus d'expérience et un plus grand bagage.  Je repars en neuf....Bonsoir il est reparti !!!!!

À suivre.....

samedi 21 juillet 2012

La reconstruction

Construire, démolir, reconstruire.  Débuter, me tromper, effacer, recommencer.  À gauche, non à droite non finalement ce sera à gauche.  Voilà, je suis dans la période de reconstruction.  J'ai peur et ça va de soi.  Peur de me tromper.  Peur de m'égarer à nouveau.  Peur de revenir à la case de départ.  La tempête est passée maintenant, enfin je l'espère, et on ramasse les dégâts.  On reconstruit sur des ruines avec les débris ramassés ça et la que l'on peut récupérer et on prend du neuf lorsque les débris sont irrécupérables.  Parfois la pièce neuve est identique à celle qui est brisée.  Parfois, elle est complètement différente, améliorée.  Avec tous les morceaux, je crée du nouveau.

Tout ceci représente un travail colossal alors je dois prioriser.  Je ne peux pas tout refaire en même temps.  On y va avec ce qui presse le plus.  Le reste pourra attendre mais il aura son tour.  Je me rebâtis, je me refais une vie.  C'est un long processus.  Ça prend du temps et de la patience.  Je fais des erreurs, je les corrige.  Mais je suis persuadé que je vais y arriver car maintenant j'ai confiance en moi.  Une confiance difficile à développer mais je crois que j'y suis arrivé.  Mon avenir sera différent.  Et je l'espère meilleur.  J'y travaille beaucoup en tout cas.  Sans relâche.

Parfois, je me permets de me reposer.  Je regarde le travail que j'ai accompli.  Et je suis fier.  Fier du chemin que j'ai parcouru jusqu'à présent.  Tout n'est pas parfait il va sans dire.  Mais tout est à mon goût.  Tout est comme JE veux que ce soit.  Je m'écoute beaucoup maintenant, je définis mes besoins et je trouve que ce que j'ai à dire à beaucoup de sens.  Certaines personnes ne seront pas d'accord, mais c'est ma vie.

Voilà, je suis entré de plein pied dans cette phase.  Elle est en cours !!!!  Sûrement je ferai encore des erreurs.  Mais au moins j'avance. J'avance, guidé par la lueur que je vois au bout du tunnel.  Et si je regarde en arrière maintenant, c'est pour mieux aller de l'avant.

À suivre